Le nouveau livre d’Alain Damasio, Les Furtifs, sort en librairie aujourd’hui

culture geek

Par Anne Cagan le

Quinze ans se sont écoulés depuis La Horde du Contrevent. L’écrivain Alain Damasio revient en librairie aujourd’hui avec son nouveau romain Les Furtifs.

Difficile de prendre la plume lorsqu’il s’agit de parler de l’auteur de La Horde du Contrevent et de La Zone du Dehors. Le style extraordinaire d’Alain Damasio, l’inventivité et la profondeur de ces textes font que tout ce qu’on pourrait écrire dessus semble bien plat en comparaison. Aussi nous allons nous contenter de vous transmettre la présentation officielle de son nouveau roman Les Furtifs qui parait aujourd’hui en librairie. On sait que vous l’attendiez depuis longtemps.

« Ils sont là parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes ? Plutôt l’exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet aussi bien pierre, déchet, animal ou plante pour alimenter leurs métamorphoses incessantes.

Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l’éducation nationale, en faillite, a abandonnés, ont vu leur couple brisé par la disparition de leur fille unique de quatre ans, Tishka – volatilisée un matin, inexplicablement. Sahar ne parvient pas à faire son deuil alors que Lorca, convaincu que sa fille est partie avec les furtifs, intègre une unité clandestine de l’armée chargée de chasser ces animaux extraordinaires. Là, il va découvrir que ceux-ci naissent d’une mélodie fondamentale, le frisson, et ne peuvent être vus sans être aussitôt pétrifiés. Peu à peu il apprendra à apprivoiser leur puissance de vie et, ainsi, à la faire sienne.

Les Furtifs vous plonge dans un futur proche et fluide où le technococon a affiné ses prises sur nos existences. Une bague interface nos rapports au monde en offrant à chaque individu son alter ego numérique, sous forme d’IA personnalisée, où viennent se concentrer nos besoins vampirisés d’écoute et d’échanges. Partout où cela s’avérait rentable, les villes ont été rachetées par des multinationales pour être gérées en zones standard, premium et privilège selon le forfait citoyen dont vous vous acquittez. La bague au doigt, vous êtes tout à fait libres et parfaitement tracés, soumis au régime d’auto-aliénation consentant propre au raffinement du capitalisme cognitif. »

Le roman est accompagné d’un album co-créé par Alain Damasio et Yan Péchin, « Entrer dans la couleur ».

Les Furtifs, Alain Damasio, éditions La Volte (25 €)