Réalité virtuelle : Une peau artificielle permet de “ressentir” le toucher

Jeux Vidéo

Par Amandine Jonniaux le

Imaginée à des fins thérapeutiques, cette peau artificielle créée par une équipe de chercheurs suisses pourrait permettre aux joueurs de ressentir le toucher lors de sessions de jeu en réalité virtuelle. 

Crédits EPFL

La promesse paraît assez incroyable, mais elle pourrait faire entrer la réalité virtuelle et le jeu vidéo immersif dans une toute nouvelle dimension comme le révélait récemment le site SlashGear. En Suisse, des chercheurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne ont récemment dévoilé un ambitieux prototype de “peau artificielle”. Composée de silicium et d’électrodes, le matériau, présenté pour la première fois dans la revue Soft Robotics se présente comme une sorte de tissu souple et transparent, capable de fournir un stimuli haptique à son porteur, sous forme de pressions et de vibrations. Ajustable en temps réel, cette peau artificielle serait non seulement capable de réagir à des changements de facteurs externes, mais aussi aux différents mouvements de son porteur. Une avancée technologique qui pourrait évidemment être utile à certains blessés, comme les grands brûlés par exemple, mais qui serait susceptible d’être utilisée dans d’autres domaines bien différents, comme le jeu vidéo. 

En plus d’offrir à des malades de nouvelles sensations haptiques, la peau artificielle mise au point par les chercheurs suisses de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne permettrait de révolutionner la réalité virtuelle, en rendant l’expérience encore plus immersive. Grâce aux casques de réalité virtuelle et aux systèmes de tapis roulants imaginé par certains fabricants spécialisés, il est déjà possible de voir, d’entendre et de se déplacer naturellement dans un environnement virtuel. En utilisant de la peau artificielle, les joueurs pourraient franchir une nouvelle étape dans l’immersion vidéoludique, et ressentir directement les sensations de toucher ingame. Pour le moment limitée aux doigts et aux poignets, la technologie pourrait bientôt s’étendre à des parties plus larges du corps.