En vertu d’une obligation européenne, la France a mis en place un dispositif d’alerte pour les smartphones baptisé FR-Alert. Il s’agit de transmettre à la population des notifications en cas de danger : cela peut être un événement naturel (inondation, tempête…), un danger biologique, chimique ou sanitaire (épidémie…), un problème technologique (accident grave routier…) ou encore un événement de sécurité publique comme un attentat.
Tout le monde est concerné
La notification s’accompagne d’explications sur la nature du risque, sur l’autorité qui la diffuse, la localisation du danger, l’attitude à adopter, ainsi qu’un lien vers un site internet officiel si besoin. Et lorsque le danger est localisé sur une zone précise, seule la population vivant dans cette zone sera prévenue.
Techniquement parlant, FR-Alert combine deux technologies. Les smartphones 4G et 5G recevront les alertes via la diffusion cellulaire (cell broadcast), qui affiche une notification en quelques secondes, accompagnée d’un son intrusif pour s’assurer que le message soit lu. L’alerte est diffusée via les antennes de télécommunication sous la forme d’ondes radio, sur un canal dédié.
Pour ceux qui ne possèdent pas de smartphones 4G, l’État utilisera des SMS géolocalisés, dont la diffusion peut prendre plus de temps. Le message est diffusé via les antennes relais identifiées dans le secteur à alerter par le Centre SMS.
Les utilisateurs n’ont rien à faire, pas d’inscription ni d’app à télécharger. En termes de confidentialité, un réseau mobile nécessite déjà d’avoir accès à la localisation approximative des téléphones connectés pour faire parvenir les appels, les SMS ou encore les données. En revanche, les opérateurs sont soumis aux obligations du règlement général sur la protection des données (RGPD) qui encadre l’exploitation des données personnelles.