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Ces lunettes que vous portez au volant pourraient vous coûter 135 € et 3 points sur votre permis

Conduire avec des lunettes de soleil en été semble être un réflexe de bon sens. Pourtant, certains modèles, bien qu’en vente libre, sont strictement interdits au volant, car considérés comme dangereux par le Code de la route. Leur usage peut entraîner une amende salée, un retrait de points et même, dans certains cas, une immobilisation du véhicule.

Des lunettes qui obscurcissent… la route

Le problème concerne principalement les verres de catégorie 4, souvent utilisés en haute montagne ou dans des conditions de luminosité extrême. Très foncés, ces verres filtrent entre 92 et 97 % de la lumière, ce qui les rend inadaptés à la conduite automobile. En réduisant fortement la perception des contrastes, ils altèrent la vision des détails, des feux de signalisation, des panneaux, voire des piétons ou cyclistes sur le bord de la chaussée.

Et pourtant, ces lunettes sont en vente libre dans de nombreuses enseignes, souvent sans avertissement visible sur leur incompatibilité avec la conduite. Beaucoup d’automobilistes ignorent donc qu’en les portant au volant, ils s’exposent à une sanction bien réelle.

Ce que dit la loi

En France, l’article R412-6 du Code de la route impose que « tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent ». Cela inclut évidemment une bonne visibilité. Dès lors, porter des lunettes qui restreignent la vision peut être assimilé à un comportement dangereux.

Le port de verres trop foncés ou de montures très épaisses, qui limitent le champ visuel latéral, peut être considéré comme une infraction. La sanction prévue est une amende forfaitaire de 135 euros, accompagnée d’un retrait de trois points sur le permis. En cas de contrôle routier, le véhicule peut aussi être immobilisé si les forces de l’ordre estiment que le conducteur n’est pas en état de conduire en toute sécurité.

Montures épaisses, un autre risque méconnu

Au-delà des verres, la forme même de la monture peut poser problème. Les modèles à branches larges ou montures couvrantes peuvent réduire la vision périphérique. Un facteur qui compte dans la détection d’un véhicule arrivant de biais ou dans l’anticipation des dangers en ville. Là encore, la verbalisation peut s’appliquer si les forces de l’ordre jugent que ces lunettes compromettent la vigilance ou les capacités de réaction du conducteur.

Comment choisir des lunettes autorisées pour conduire ?

Les opticiens conseillent d’opter pour des verres de catégorie 2 ou 3, qui offrent une bonne protection solaire tout en laissant passer suffisamment de lumière pour une conduite sécurisée. Ces verres doivent être homologués CE et, idéalement, comporter une mention indiquant leur compatibilité avec la conduite. Des montures fines, ne gênant ni la vision frontale ni périphérique, sont également recommandées.

De plus, si vous avez une correction optique, pensez aux lunettes de soleil à votre vue, adaptées à votre profil. À l’inverse, évitez les modèles de mode bon marché, souvent non conformes à la réglementation européenne, et dont la protection est parfois plus esthétique que fonctionnelle.

Le sujet peut prêter à sourire, et pourtant, il est loin d’être anodin. Dans certains cas d’accident, le port de lunettes inadaptées peut être retenu comme facteur aggravant, voire constituer un élément de responsabilité. En cas de doute, mieux vaut se faire conseiller par un opticien ou consulter les mentions figurant sur les lunettes elles-mêmes.

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