Donald Trump n’est pas à un esclandre près. Le président des États-Unis a récemment fait l’objet d’une controverse après avoir relayé sur sa plateforme Truth Social une vidéo où l’on aperçoit son prédécesseur Barack Obama arrêté et menotté dans le Bureau ovale par des agents du FBI. Le chef de la première puissance mondiale est hilare, et la vidéo se poursuit avec Barack Obama, vêtu de la tenue orange des détenus américains dans sa cellule, sur le refrain de la chanson YMCA des Village People, devenu un hymne de campagne de Trump.
Le problème, c’est que cette vidéo n’existe pas. Elle a été générée de toutes pièces par intelligence artificielle. La séquence, longue d’1min26 et initialement postée sur TikTok, met en scène d’autres figures du Parti démocrate, comme Nancy Pelosi et Joe Biden. Elle survient toutefois dans un contexte politique tendu, alors que Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, qui a officiellement demandé des poursuites judiciaires contre Barack Obama et plusieurs anciens responsables de la sécurité nationale. Elle leur reproche d’avoir “fabriqué et politisé des renseignements” pour ouvrir une enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016. Gabbard affirme avoir transmis au ministère de la Justice des documents censés prouver “une conspiration” visant à remettre en cause la victoire de Trump cette année-là.
Ces accusations, vivement dénoncées par le camp démocrate, surviennent alors que Donald Trump tente de reprendre l’ascendant médiatique, au moment où son entourage est exposé à d’autres polémiques, notamment autour de l’affaire Epstein.
Une provocation médiatique
Trump est un habitué du fait, il s’agit d’une énième provocation médiatique. Les Démocrates dénoncent une volonté de réécrire l’histoire et de saper la crédibilité des institutions américaines chargées du renseignement. De son côté, le président ne risque pas grand-chose, et il le sait. À ce jour, ni Barack Obama ni les figures démocrates visées n’ont officiellement réagi publiquement à la publication de la vidéo ou aux accusations de Tulsi Gabbard.
Reste que la question des deepfake utilisés sans le consentement des personnes visées se posent. C’était le cas pour Taylor Swift, qui a vu des centaines de films pornographiques avec son visage déferler sur les réseaux sociaux. Dans un tout autre registre, la situation est similaire. À l’exception que c’est le Président en personne qui partage désormais ce type d’images.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.