Ces dernières années, Ubisoft n’a pas vraiment une très bonne réputation dans l’industrie du jeu vidéo et auprès des joueurs. Cela est le résultat de plusieurs choix douteux, au niveau des DLC, des microtransactions, des NFTs, des seasons pass, des accès anticipés, en plus de la qualité globale des jeux. Entre la répétitivité des titres, la formule qui semblait être dupliquée sur toutes les licences de l’éditeur et les bugs avec des jeux pas finis, Ubisoft a enchaîné les faux pas.
Alors qu’Ubisoft Massive a sonné la révolution, essayant de faire bouger les choses avec notamment un changement de formule et quelques nouveautés pour Avatar : Frontiers of Pandora ou encore Star Wars Outlaws, le mal semblait être fait. Les dernières sorties ont été accompagnées par de nombreuses critiques et pas mal de bashing sur les réseaux sociaux (notamment pour Assassin’s Creed Shadows). Et certains titres, comme Star Wars ont été de vrais flops.
La rédemption sera longue pour Ubisoft, surtout en qualifiant les microtransactions de ludiques. Car oui, selon un dernier rapport de l’éditeur français, les microtransactions sont bénéfiques pour les jeux et les joueurs.
Ubisoft : les biens faits des microtransactions ?

Il y a quelques jours, Ubisoft publiait un document officiel permettant de détailler sa vision des différents modèles de monétisation. Ces dernières années, Ubisoft a souvent été critiqué et pointé du doigt pour son nombre absurde de microtransactions, surtout dans les jeux solo. L’éditeur se défend, pour l’entreprise, les microtransactions ont un côté ludique.
Pour Ubisoft, il y a une « règle d’or » : chacun des jeux premium de l’entreprise doit absolument « permettre aux joueurs de profiter pleinement du jeu sans avoir à dépenser davantage ». Ainsi, tout ce qui est lié à la monétisation en jeu (comme l’achat de carte pour les collectibels avec de l’argent réel, par exemple) ne viserait qu’à « rendre l’expérience plus ludique ».
« L’adoption de politiques de monétisation et d’engagement qui respectent l’expérience des joueurs et restent durables à long terme. Chez Ubisoft, la règle d’or dans le développement de jeux premium est de permettre aux joueurs de profiter pleinement du jeu sans avoir à dépenser davantage. Notre offre de monétisation dans les jeux premium vise à rendre l’expérience plus amusante, en permettant aux joueurs de personnaliser leurs avatars ou de progresser plus rapidement, tout en restant entièrement facultative ».
L’entreprise cherche donc à rendre les jeux plus amusants, et donc, moins frustrants en passant du temps à chercher des collectibles. Une défense qui va rendre pas mal de joueurs assez sceptiques. Ubisoft se défend également en précisant que les microtransactions proposées sont basées sur des mécanismes de monétisation responsables.
Dans une seconde partie de son rapport, Ubisoft confirme avoir « une approche équitable et transparente de la monétisation dans le jeu vidéo ».
« À travers son Code de conduite, le Groupe s’engage à adopter une approche équitable et transparente de la monétisation dans le jeu vidéo, en proposant des expériences ludiques, engageantes et immersives, tout en veillant à la sécurité et au bien-être des joueurs. La stratégie de monétisation d’Ubisoft vise à enrichir l’expérience de jeu des joueurs en équilibrant deux piliers fondamentaux – le caractère optionnel et l’équité – dans tous les genres ».
Ainsi, pour faire simple, Ubisoft estime que sa politique de microtransactions est honnête, puisque le joueur a le choix, qu’il ne soit pas obligé de dépenser de l’argent en plus, qu’il est responsable de le faire ou non, et que, dans tous les cas, l’intégralité des contenus reste accessible, même sans payer.
Sur le papier, l’entreprise a totalement raison. Mais, dans les faits, cela reste une approche très moyenne. Autant récompenser les joueurs avec des points UPlay leur permettant de débloquer le contenu gratuitement, s’ils le souhaitent.
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