Si vous avez eu un sentiment de déjà vu en regardant Néro sur Netflix… c’est normal. La musique rappelle la partition de Hans Zimmer pour Sherlock Holmes, les décors sont ceux des Western Spaghetti et la dynamique “père-fille” est partout sur le petit écran en ce moment. Si la série portée par Pio Marmaï a de nombreuses cordes à son arc, de récentes déclarations de ses créateurs risquent d’en frustrer plus d’un. En effet, la série devait être l’adaptation d’un roman de fantasy français parmi les plus plébiscités.
Lors d’un entretien avec Allociné, les créateurs Jean-Patrick Benes, Allan Mauduit, Martin Douaire et Nicolas Digard ont confirmé que Néro devait à l’origine être l’adaptation de Gagner la guerre par Jean-Philippe Jaworski. Ils explique : “Netflix est venu nous trouver avec un roman d’heroic fantasy français dont ils avaient acquis les droits : Gagner la guerre. Cela faisait longtemps qu’on réfléchissait à des projets d’action, d’aventures, des projets pulp qui nous permettaient de dépoussiérer les genres. On a donc réfléchi à adapter Gagner la guerre pour finalement s’en éloigner et créer une oeuvre à part entière”.
À part entière vraiment ?
Nombreux sont les spectateurs à avoir remarqué des similitudes entre Néro et Gagner la guerre dès les premiers épisodes. Les deux récits s’intéressent à un assassin sans foi ni loi, plongé malgré lui au cœur d’un conflit d’envergure. Néro, comme Benvenuto Gesufal, a un charme ravageur, une moralité douteuse et surtout une lame affutée. Dans les deux cas, ils travaillent pour quelqu’un de haut placé et se retrouvent au cœur de machinations politiques. On taira les autres similitudes entre les deux histoires, pour préserver la surprise, mais force est de constater qu’elles sont nombreuses.
Assez pour convaincre Netflix d’abandonner l’adaptation de Gagner la guerre ? Pour l’instant, la plateforme n’a pas donné de nouvelles du projet. Tandis que la fantasy peine à convaincre sur le petit écran, le N rouge a sans préféré miser sur la promesse d’un récit de cape et d’épée en mode sale gosse pour convaincre son auditoire. Après tout, le succès du Comte de Monte-Cristo chez Pathé a ouvert la voie aux fresques historiques ambitieuses.
On serait tout de même tenté de dire que la fantasy française, plus franche que chez Néro, a la cote ces derniers temps. La sortie de Kaamelott : Deuxième volet (partie 1) devrait le confirmer. Pour rappel, le premier film d’Astier avait réuni plus de 2,5 millions de spectateurs en 2021, alors même que la pandémie impactait lourdement la fréquentation des salles. On peut espérer que ce succès, s’il se confirme, pousse les producteurs français à s’intéresser de plus près aux univers de fantasy qui plaisent au public français. Et il y en a…
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