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Wikiflix : on regarde quoi sur cette plateforme complètement gratuite ?

Et si votre abonnement Netflix terminait à la poubelle en 2026. Cette plateforme lancée en mai dernier propose plus de 4 000 films célèbres ou méconnus… et pour 0 euro. Voici comment en profiter.

La facture n’en finit plus de grimper. Depuis la SVoD s’est invitée dans nos foyers, les différents acteurs du secteur réservent régulièrement de mauvaises surprises à leurs utilisateurs. Le prix des abonnements grimpe considérablement, forçant certains à quitter le navire pour se tourner vers des solutions illégales.

Mais il existe une lueur d’espoir pour les cinéphiles, une plateforme communautaire, gratuite et qui ne demande aucune inscription. WikiFlix est peut-être la solution à tous vos problèmes. L’initiative repose sur l’investissement de la communauté qui ajoute régulièrement des liens vers des films tombés dans le domaine public ou libre de droits. Tout à fait légal, WikiFlix a de beaux métrages dans son catalogue, de ceux qui peuvent être difficiles à trouver via les géants du divertissement, tels que Netflix, Disney+ ou encore Prime Video.

À l’heure actuelle, Wikiflix recense plus de 4 200 métrages, certains étant des monuments du 7e art. Mais pour s’y retrouver, il faut bien chercher. Suivez le guide.

Comment ça marche ?

Pour profiter de cette librairie qui n’a pas à rougir face à celles des entreprises du streaming par abonnement, rien de plus simple. Il suffit de se rendre sur le site de WikiFlix et de naviguer à travers l’interface. La page d’accueil organise certaines productions par genre, nationalité ou encore réalisateurs. Une section dédiée aux réalisatrices, aux productions patrimoniales françaises ou encore aux propositions horrifiques, il y en a pour tout le monde.

Une fois que votre choix s’est porté sur l’un de ces films, il suffit d’utiliser l’un des liens proposés par la communauté. WikiFlix utilise les mêmes mécaniques que celle du streaming illégal, à savoir un ensemble de lien renvoyant vers Vimeo, YouTube ou des canaux moins connus. Attention en revanche, comme bien des outils du genre, certains peuvent être devenus inaccessibles avec le temps. WikiFlix, comme Wikipedia par exemple, repose sur sa communauté et leurs contributions.

À noter que la majorité des films sont en langue originale et que les non-anglophones pourraient éprouver des difficultés. On vous conseillera donc de privilégier les lecteurs YouTube puisqu’une fonctionnalité de sous-titres automatique existe. Ils peuvent ensuite être traduits automatiquement en français. Ce n’est pas parfait, mais ça rend ces chefs-d’œuvre nettement plus accessibles.

Fait assez intéressant, tous les liens sont accompagnés d’une courte description du film et de son histoire ainsi que des informations à connaître sur le ou la cinéaste. On peut aussi noter la présence d’un pictogramme “Test de Bechdel”. Pour passer le test, un film doit avoir au moins deux personnages féminins nommés (nom/prénom), qui doivent parler ensemble et de quelque chose qui n’a aucun rapport avec un homme.

On regarde quoi ?

Maintenant qu’on a mis la main sur cette ressource essentielle, on lance quoi ? Du fantastique, de la science-fiction ou encore des intemporels français, voici un aperçu des métrages (courts et longs) que vous pourrez regarder dès maintenant.

Arrivée d’un train en gare de La Ciotat (un des premiers films de l’histoire du cinéma)

Pour débuter votre exploration de l’histoire du cinéma, pourquoi ne pas voir l’une des séquences les plus anciennes qui soient. Tourné par Louis Lumière durant l’été 1895, il montre un train arrivant dans la gare de La Ciotat.

Il a été projeté pour la première fois le 25 janvier 1896 à Lyon. Selon la légende, le public a été terrifié par le réalisme de la séquence. Si cette histoire a été depuis contredite, certains spectateurs auraient eu des mouvements de recul.

M, le Maudit de Fritz Lang (1931)

On continue avec un autre gros morceau du cinéma, le premier métrage d’un réalisateur iconique. En 1931, il s’inspire de plusieurs faits divers allemands pour critiquer la peine de mort. Il raconte l’histoire d’une petite ville terrifiée par l’apparition d’un tueur d’enfants.

À une époque où le nazisme commence à s’inviter en Allemagne, Lang interroge la criminalité et la société ainsi que la notion de victime. C’est un chef-d’œuvre du cinéma qu’il faut absolument avoir vu.

Metropolis de Fritz Lang (1927)

Vous allez dire qu’on insiste avec Fritz Lang, mais il faut dire que le monsieur a laissé son empreinte sur le 7e art. Plus célèbre que M, le maudit, Metropolis est un monument de la science-fiction.

L’histoire plonge les spectateurs en 2026, dans une mégalopole divisée entre la ville haute des riches et la ville basse des ouvriers. Freder Fredersen mène une existence oisive lorsqu’il rencontre Maroa, une jeune femme modeste qui veut montrer à des enfants d’ouvrier la vie dans le luxe. Freder va tout faire pour la retrouver.

Steamboat Willie (1928)

Mickey comme vous l’avez rarement vu. Tombé dans le domaine public il y a un an, Steamboat Willie est le troisième court-métrage avec la mythique souris. Il met en scène le personnage alors qu’il est sous les ordres du capitaine Pete. Mickey doit briquer le pont et exécuter de basses besognes.

La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin (1925)

Moins célèbre que Les Temps modernes ou The Kid, La Ruée vers l’or n’en est pas moins un classique à voir. L’histoire suit un homme prisonnier d’une cabane isolée lors d’une tempête. Il va y faire la rencontre de Big Jim McKay et le terrible Black Larsen.

À voir aussi

  • Charade de Stanley Donen (1963)
  • Un tramway nommé désir (1951)
  • Moi au Zoo (2005, première vidéo YouTube)
  • Le fantôme de l’opéra (1925)
  • La vie est belle de Frank Capra (1946)

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