Avoir un catalogue assez intéressant pour conserver ses abonnés sur la durée. C’est le plus gros défi auquel sont confrontés les acteurs de la SVoD en France comme dans le monde. C’est encore plus vrai en 2026 avec un marché éclaté entre plusieurs entreprises importantes (Netflix et Disney+) et de nouveaux prétendants au titre de service le plus utilisé dans l’Hexagone (HBO Max ou Paramount+). Face à une offre plus dense que par le passé, les consommateurs sont mis face à des choix cornéliens. Spliiit a mené une étude en partenariat avec BFM sur plusieurs mois pour évaluer le taux de désabonnement mensuel des Français aux principaux acteurs de la SVoD. Sans surprise, certains s’en sortent mieux que d’autres.
Entre octobre 2025 et mars 2026, 3,28 millions de Français ont fait le choix de se désabonner chaque mois à une plateforme. Ça représente 39,4 millions de résiliations par an. Grâce à ses observations, Spliiit a pu attribuer un taux d’attrition à cinq des principaux services proposés dans l’Hexagone. Ce “churn” désigne la proportion de clients perdus ou ayant changé de service sur une période donnée. Concrètement, Spliiit a mesuré la fidélité des clients de chacune des entreprises citées. Une donnée qui permet de voir l’évolution du marché sous un nouveau jour.
Prime Video est bonne dernière
Deuxième plateforme française, à égalité avec Disney+, Prime Video est en mauvaise posture. La plateforme aux 9,5 millions d’abonnés affiche un taux d’attrition de 12,64%. Selon les chiffres communiqués par Spliiit, l’entreprise fondée par Jeff Bezos perd environ 1,2 million de clients chaque mois et donc 14,4 millions sur une année. Elle récupère évidemment une immense majorité de ses abonnés au gré des sorties, mais ne semble pas capable de justifier d’un catalogue assez intéressant pour éviter ce phénomène.

Du côté des meilleurs élèves, Netflix et Disney+ affichent respectivement un taux “churn” de 5,62% et 7,25%. Sur une année, les deux plateformes perdent en moyenne 10,1 et 8,3 millions d’abonnés. Il faut dire que les deux entités ne manquent pas d’arguments pour convaincre leurs clients sur la durée. Elles disposent des catalogues les plus fournis… avec deux approches plutôt différentes. Netflix mise sur ses nouveautés, films et séries, pour convaincre. Depuis 2014 et son arrivée en France, le N rouge a su se forger une solide réputation à coup de productions locales et étrangères.

De son côté, Disney+ profite de son catalogue historique, fait de ses plus gros succès d’animation ou de la Fox pour conserver ses clients. L’arrivée de Hulu, et de séries plus matures a rebattu les cartes, la plateforme n’est plus considérée comme une destination pour les enfants. Dans le même temps, le choix de la diffusion hebdomadaire de ses séries inédites lui permet d’endiguer ce phénomène de départ programmé. Netflix a d’ailleurs revu sa copie sur la question en optant pour des diffusions en plusieurs parties pour ses phénomènes.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.