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Étoiles filantes : vous avez raté le pic cette nuit, mais il vous reste encore trois semaines pour en profiter

En ce moment, la planète Terre croise le sillage de la comète de Halley : l’occasion rêvée pour lever les yeux au ciel et contempler les traînées lumineuses qu’elle laisse sur son passage.

Cette nuit, aux alentours de 4 h du matin, la pluie d’étoiles filantes des Êta aquarides atteignait son maximum au-dessus de nos têtes. Si ce sont généralement les Perséides du mois d’août qui raflent la mise côté médiatique, elles sont tout de même parmi les plus intenses de l’année et le spectacle en vaut tout autant la peine. En moyenne, une dizaine de météores par heure traversaient l’atmosphère en s’enflammant, fragments d’une comète qui ne repassera pas dans notre voisinage avant 2061. C’est donc raté pour le pic, mais il est toujours possible d’en admirer quelques-unes jusqu’au 27 ou 28 mai.

La poussière d’une vieille amie

C’est grâce au passage de la comète de Halley (1P/Halley pour les intimes) que les Êta aquarides reviennent tous les ans. Un noyau glacé d’une quinzaine de kilomètres de long, dont l’orbite elliptique s’étire jusqu’au-delà de Neptune avant de le ramener frôler le Soleil tous les 76 ans. À chaque passage, la chaleur de notre étoile sublime la glace de sa surface et projette dans l’espace gaz et poussières, qui se dispersent le long de son orbite.

Un ruban de débris que la Terre traverse annuellement au mois de mai : ce sont eux qui percutent notre atmosphère à plus de 60 km/s, se consument et dessinent ces traits lumineux visibles à l’œil nu depuis n’importe quel coin de ciel dégagé.

Depuis nos latitudes, le radiant des Êta aquarides ne monte jamais très haut dans le ciel, ce qui explique pourquoi l’hémisphère nord est désavantagé par rapport à l’Australie ou à l’Afrique du Sud. Dans l’Hexagone, la plupart des météores rasent l’horizon au lieu de tomber verticalement, un tableau sublime à observer. Une de leurs caractéristiques particulières : leurs traînées rasantes semblent s’étirer longuement dans le ciel d’un bout à l’autre de l’horizon avant de s’éteindre.

La Lune gibbeuse décroissante gênait encore cette nuit, mais elle se lève chaque jour un peu plus tard jusqu’à la fin du mois : dans une dizaine de jours, elle laissera le champ libre pendant toute la première partie de nuit. Le créneau idéal pour les admirer reste les deux heures précédant l’aube astronomique, soit entre 3 et 5 heures du matin.

Pour maximiser vos chances d’en apercevoir, installez-vous loin de toute source lumineuse, confortablement si possible. Gardez votre téléphone dans votre poche pour qu’il ne perturbe pas vos yeux de sa lumière bleutée et accordez-vous une petite demi-heure afin de vous habituer à l’obscurité. Bien sûr, choisissez une nuit sans nuage pour vous faciliter la tâche. Il vous reste trois semaines pour vous planifier une petite soirée dédiée, mais si vous avez la chance d’être en campagne et d’avoir un jardin, patience : le week-end approche, et la météo s’annonce nettement plus clémente que cette semaine.

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