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Les fans recréent gratuitement les meilleurs Call of Duty grâce à l’IA, mais Activision n’a pas tardé à réagir

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Deux projets fans issus de Call of Duty se font supprimer par Activision qui prend très au sérieux l’utilisation de l’IA sur ses propriétés intellectuelles.

Une récente expérience avec Call of Duty et Activision Blizzard nous prouve une nouvelle fois que l’intelligence artificielle n’est pas libre de tout droit, et c’est important de s’en souvenir. La question a été soulevée par une affaire autour du jeu après qu’Activision ait fait retirer deux reconstitutions jouables de ses titres dans un navigateur, créées par un développeur amateur à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Elles permettaient de retrouver gratuitement des modes emblématiques de la franchise, sans avoir à lancer les jeux originaux.

Ce cas est d’autant plus intéressant qu’il met en œuvre deux tendances qui cohabitent difficilement dans l’industrie. Selon que l’IA sert à produire un contenu commercial ou à faire revivre un projet par pure passion, son utilisation ne suscite pas toujours la même réaction auprès des joueurs.

Le double standard de l’IA dans le jeu vidéo

Souvenez-vous de la polémique autour de Call of Duty : Black Ops 7, sorti en novembre 2025. À l’époque, plusieurs illustrations du jeu, notamment des cartes de visite au style évoquant les films du Studio Ghibli, avaient été accusées d’avoir été générées par intelligence artificielle. Certaines images possédaient des anomalies visuelles qui ont rapidement alimenté les rumeurs. Par la suite, Activision avait confirmé utiliser des outils d’IA, tout en continuant d’affirmer que son processus créatif restait dirigé par les équipes humaines. Le mal était cependant déjà fait. Les ventes du jeu en ont pris un sacré coup et de nombreux joueurs ont également demandé à se faire rembourser.

D’un autre côté, le traitement réservé aux projets amateurs est radicalement différent. Lorsque l’utilisateur Luckey Faraday utilise des outils d’IA pour recréer Black Ops II ou encore la carte Zombies Kino der Toten dans un navigateur, l’accueil n’est pas le même que pour Activision. Le développeur amateur ne se contente pas de produire des images, mais il utilise également des agents de programmation pour construire des jeux fonctionnels. Pour la plupart des fans, la renaissance de ces titres iconiques était une aubaine plutôt qu’une déconvenue.

Ça ne signifie pas pour autant que les joueurs acceptent systématiquement l’IA lorsqu’elle est utilisée par des fans. Ce n’est pas comme s’il existait un sondage permettant de mesurer cette différence de perception. Mais les deux cas montrent bien que l’IA peut être perçue comme un outil d’expérimentation lorsqu’elle permet de créer quelque chose de nouveau, et comme un raccourci contestable lorsqu’elle semble remplacer un travail artistique attendu d’un studio professionnel. Le contexte compte autant que la technologie elle-même.

Une zone grise entre créativité, propriété intellectuelle et travail humain

Les deux projets fans reprenaient des cartes, des modèles et des animations extraits des jeux originaux. Activision s’est donc empressé de réagir, faisant supprimer tous les contenus. L’éditeur a envoyé une demande de retrait DMCA, qui a entraîné la mise hors ligne des jeux et de leurs publications promotionnelles. À ce stade, Activision n’a pas publiquement détaillé les raisons de sa décision, il est donc difficile d’affirmer que l’IA est directement en cause, alors que les projets réutilisaient aussi des cartes et des animations protégées par le droit d’auteur.

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