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Vélos, fatbikes, gyropodes : voici tout ce qui sera interdit dans les TGV de la SNCF dès le 13 décembre

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La nouvelle règle concerne les TGV INOUI et les Intercités, avec une amende à la clé.

185 cm de long, 6 cm de largeur de pneu, et deux roues, pas une de plus. Voici les nouvelles mensurations à respecter pour monter à bord de certains trains français avec son vélo à partir du 13 décembre prochain.

Ce qui change le 13 décembre

La SNCF a mis à jour la page consacrée au transport des vélos sur son site. À partir du 13 décembre 2026, date du changement de service annuel (le moment où les horaires et une partie des règles du réseau sont remis à jour), plusieurs engins rejoindront la liste des véhicules interdits à bord des TGV INOUI et des trains Intercités.

Sont concernés les vélos dont les dimensions dépassent celles d’un vélo classique, que la SNCF fixe à 185 cm de longueur et 6 cm de largeur de pneu, les fatbikes, ces vélos aux pneus surdimensionnés, les vélos à plus de deux roues, les gyropodes et les hoverboards. Ces nouveaux interdits s’ajoutent à une liste déjà bien fournie. Les vélos couchés, les tricycles, les tandems, les vélos cargos, les longtails et les remorques sont déjà refusés dans l’ensemble des trains. Dans les TGV INOUI et les Intercités, les vélos emballés dans un carton sont aussi proscrits.

Pour tous les autres vélos, les règles ne bougent pas. Dans un TGV INOUI, un vélo non démonté doit faire l’objet d’une réservation au moment de l’achat du billet, pour 10 € par trajet, dans la limite des emplacements disponibles. Il reste possible de voyager gratuitement et sans réservation avec un vélo pliant ou démonté dans une housse de 90 x 130 cm maximum. Dans les Intercités, le tarif varie de 5 à 10 € selon les lignes. Chez Ouigo, le vélo pliant ou démonté en housse coûte 5 €. Les TER, eux, restent dans la majorité des cas gratuits, avec des règles qui varient selon les régions.

Attention aux contrevenants : le non-respect de la politique bagages à bord des TGV INOUI et Intercités peut coûter au minimum 50 € par bagage non conforme, dans la limite de 150 €.

Pourquoi la SNCF serre la vis

La SNCF ne détaille pas officiellement les raisons de cette mesure sur sa page d’information. On peut toutefois deviner plusieurs explications : la première est purement mécanique. Les emplacements vélos des TGV sont conçus pour des modèles standards, souvent suspendus par la roue avant. Un fatbike, dont les pneus dépassent largement les 6 cm de large, ne rentre tout simplement pas dans ces emplacements, et risque de bloquer le passage.

La seconde tient à l’évolution du marché. Les fatbikes électriques sont devenus très populaires ces dernières années, notamment chez les jeunes urbains, et beaucoup d’utilisateurs s’en servent pour rejoindre la gare avant de monter dans le train. Les gyropodes et hoverboards ont, eux aussi, trouvé leur place dans les trajets domicile-travail. Ces engins sont plus lourds, plus encombrants, et embarquent des batteries au lithium imposantes. La SNCF interdit déjà la recharge à bord des batteries de tout engin motorisé, même démontées.

Coup dur pour l’intermodalité

Pour les associations de cyclistes, la mesure risque de mal passer. Depuis des années, elles dénoncent un nombre trop limité d’emplacements vélos dans les TGV et des conditions de réservation jugées complexes. Exclure les vélos cargos et les fatbikes revient à fermer la porte à une partie croissante des cyclistes, en particulier les familles qui utilisent des cargos pour transporter leurs enfants.

La page de la SNCF ne précise pas si un fatbike démonté et rangé dans une housse aux bonnes dimensions sera accepté, ni si les trottinettes électriques ou les monoroues seront concernées à terme. Elle ne mentionne pas non plus de règle spécifique pour les vélos à assistance électrique classiques, qui restent a priori autorisés tant qu’ils respectent les dimensions maximales.

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