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Après GTA 6, Rockstar promet que son prochain jeu ne prendra pas huit ans à développer

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Rockstar s’exprime sur son temps de développement après que les joueurs aient attendus 13 ans pour GTA 6 et 8 ans depuis le dernier jeu du studio (Red Dead Redemption 2).

Le jeu est encore à un mois de sa sortie mais on pense déjà au monde d’après. Une fois que GTA 6 sera disponible, les joueurs pourraient ne pas avoir à patienter aussi longtemps avant de découvrir le prochain titre de Rockstar Games. Dans une longue interview accordée à Bloomberg, plusieurs responsables du studio sont revenus sur les difficultés rencontrées pendant le développement du prochain opus de la saga Grand Theft Auto.

Ils ont assuré que d’avoir développé une production aussi hors normes devrait leur permettre d’accélérer la cadence à l’avenir, quelle que soit la franchise. Quand on parle d’un studio habitué à faire attendre ses fans de longues années, ça peut être rassurant.

Au total, le développement de GTA 6 aura duré plus de dix ans, entre les premières ambitions du projet, les changements de direction et les retards successifs. Mais Rockstar estime avoir désormais construit des bases techniques et humaines qui lui permettront de travailler plus efficacement. Que les fans se rassurent, l’objectif n’est pas de produire des jeux moins ambitieux, mais au moins de ne plus devoir tout reconstruire à chaque nouvelle production.

Pourquoi le développement de GTA 6 a-t-il été si long ?

Pour comprendre d’où vient cette promesse, il faut mesurer l’ampleur du chantier. Rockstar Games a voulu créer un monde ouvert encore plus détaillé que ceux de GTA 5 et Red Dead Redemption 2, avec des personnages non jouables capables de réagir de manière crédible, des environnements très vivants et des systèmes complexes. On ne l’a pas encore vu à l’œuvre manette en main, mais même des lieux ordinaires auraient demandé un travail considérable. On parle de personnages animés individuellement, d’éclairages, de musique et d’une tonne d’interactions pour que tout puisse fonctionner ensemble et réagir aux perturbations apportées par le joueur.

Le studio a également traversé plusieurs difficultés, dont la pandémie, des fuites massives et des années de tâtonnements sur les vraies ambitions du jeu. Il a fallu revoir certaines décisions, renforcer des équipes et repousser la sortie à deux reprises pour atteindre le niveau de qualité recherché. Rockstar a aussi grandi considérablement depuis Red Dead Redemption 2, sorti en 2018, passant de 2 441 employés à 4 711 en août 2026, répartis dans douze bureaux.

Une équipe déjà prête

C’est grâce à cette expérience accumulée que les prochains projets pourront être grandement accélerés. Phil Hooker, responsable du développement, explique dans une interview :

“Le moteur, les outils et l’équipe que nous avons construits au cours de ce projet nous permettront de faire les choses plus rapidement. Je suis convaincu que nous pouvons nous appuyer sur ces bases et développer davantage de contenu de manière transversale plutôt que de toujours chercher à aller plus loin en matière d’ambition.”

Rockstar ne repartira donc pas de zéro. De la même manière que James Cameron n’est pas reparti de zéro après le deuxième Avatar. Les technologies, les méthodes de travail et les compétences développées pour GTA 6 pourront servir à créer de nouvelles expériences sans devoir réinventer chaque système. Aaron Garbut, autre responsable du studio, rappelle d’ailleurs l’exemple de GTA 3 et GTA : Vice City. Le second avait été développé en moins d’un an, en s’appuyant sur le travail déjà réalisé pour le premier. Rockstar ne promet évidemment pas un tel rythme aujourd’hui, mais veut capitaliser sur ses acquis.

Prendre son temps reste parfois indispensable

Cette accélération annoncée ne signifie pas que Rockstar devrait se mettre à sortir un jeu chaque année. L’ambition du studio repose justement sur la richesse de ses mondes et sur la quantité de détails qui les rendent mémorables. Aller trop vite pourrait conduire à des jeux moins aboutis, à des systèmes inachevés ou à des sorties nécessitant des corrections majeures.

Les retards de GTA 6 illustrent aussi l’intérêt de ne pas forcer une sortie lorsque le résultat n’est pas prêt. Le studio a lui-même reconnu qu’il aurait pu respecter certains calendriers, mais au prix d’un jeu différent de celui qu’il souhaitait créer.

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