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xTool veut ringardiser Cricut avec une machine qui scanne, imprime et découpe en un seul passage

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Le spécialiste des graveurs laser s’attaque au marché des loisirs créatifs avec la C1,

Pour fabriquer des stickers à la maison, il fallait jusqu’ici jongler avec deux machines. Une imprimante jet d’encre pour le visuel, une machine de découpe pour le contour. Entre les deux, une étape aussi pénible qu’indispensable : la synchronisation entre impression et découpe. Repères noirs aux quatre coins, calibrage approximatif, feuille légèrement de travers, et c’est tout notre travail qui partait à la poubelle.

Trois machines dans un seul boîtier

xTool veut régler le problème avec sa nouvelle machine. La marque s’est fait un nom auprès des adeptes du DIY avec ses graveurs laser comme la xTool M2, elle vient d’annoncer le lancement de la C1 Color Cutter. Son principe tient en trois verbes : scanner, imprimer, découper. Le tout dans une seule machine d’environ 58 cm de long pour 18 cm de haut et de profondeur, qu’on pilote en USB ou en Wi-Fi.

Concrètement, la C1 embarque trois modules. Une imprimante jet d’encre couleur CMJN d’une résolution maximale de 720 x 1 200 ppp, alimentée par une cartouche d’encre, un système de découpe à lame, et un scanner CIS, pour « capteur d’image par contact ».

Xtool C1 (1)
© xTool

C’est ce dernier élément qui fait tout l’intérêt de la machine. Le scanner offre un aperçu du support en temps réel dans le logiciel, ce qui permet de placer ses créations au millimètre, y compris sur une chute de vinyle informe. Et puisque la machine imprime puis découpe sans que la feuille bouge, plus besoin de repères d’alignement.

Côté découpe, la C1 travaille sur une surface de 30 x 30 cm en standard, 30 x 61 cm avec le tapis long. Un porte-rouleau optionnel permet même de traiter des bandes de 28 cm de large sur plus de 3,6 mètres. L’épaisseur en revanche, dépend de la lame : jusqu’à 1 mm avec la lame Fine-Point fournie (papier, vinyle), 2 mm avec la Deep-Point, et 3 mm avec une lame de découpe dédiée. xTool liste une longue série de matériaux compatibles, du papier cartonné au cuir en passant par le bois fin, le tissu et le vinyle thermocollant, celui qu’on applique au fer ou à la presse sur un tee-shirt. La machine accepte aussi des stylos et des pointes de transfert de feuille métallisée.

L’encre maison, baptisée Duraproof, promet des autocollants résistants à l’eau sans plastification, et des motifs textiles capables de survivre jusqu’à 30 lavages en machine. Avec une nuance sur laquelle la marque se garde bien d’insister : il faut utiliser des matériaux de transfert compatibles et passer par une presse à chaud séparée.

Le logiciel dopé à l’IA, et un abonnement

La C1 s’appuie sur Atomm, la suite logicielle de xTool, dont une partie des outils repose sur l’intelligence artificielle. Elle sait transformer une image en fichier vectoriel prêt à découper, détourer un visuel, convertir une photo en dessin au trait, générer du texte décoratif ou même des patrons de papercraft en 3D. S’y ajoutent l’extraction automatique des contours, l’imbrication optimisée des motifs pour gaspiller le moins de matière possible, et le réglage des paramètres par QR code. xTool promet de faire passer le temps de préparation d’un projet « de plusieurs heures à quelques minutes », on ne demande qu’à voir.

Reste la question du prix, de l’abonnement et des cartouches d’encre. xTool va devoir prouver qu’elle ne prend pas ses utilisateurs pour des vaches à lait si elle veut se démarquer face à Cricut.

Une offensive directe sur le terrain de Cricut

Avec la C1, xTool sort de son pré carré du laser pour s’attaquer frontalement au marché dominé par Cricut et Silhouette. Chez Cricut, la fonction « Print Then Cut » existe depuis longtemps, mais elle repose sur une imprimante externe et sur ces fameux repères de calage. La dernière nouveauté de la marque, baptisée StickerPix vient justement régler le problème, mais dans un format autrement plus modeste.

xTool n’en est pas à son coup d’essai. Sa M1 Ultra, lancée en 2024, associait déjà une tête de découpe à lame et un module d’impression jet d’encre à son laser. La C1 reprend l’idée dans une machine plus compacte et plus simple, pensée cette fois pour ceux qui n’ont pas besoin de graver du bois. La marque vise explicitement deux publics : les passionnés de loisirs créatifs, et les petites entreprises qui fabriquent étiquettes, emballages, goodies ou vêtements personnalisés, un marché qui a explosé avec les boutiques en ligne.

Les précommandes sont ouvertes depuis le 20 octobre, avec des prix à partir de 449 € en Europe. Les premières expéditions débuteront le 5 novembre.

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