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Critique Chainsaw Man : l’Arc de Reze : du sang à foison, une tueuse délurée et une tronçonneuse, que vaut le retour de Denji au cinéma ?

Dans la foulée de Demon Slayer, avec la Forteresse Infinie, c’est au tour de l’anime Chainsaw Man de faire son retour et d’investir les salles de cinéma avec son propre film, l’Arc de Reze, en salles dès ce mercredi 22 octobre. Pour le même résultat et le même succès ?

En l’espace de quelques semaines, deux poids lourds de l’univers du manga/anime ont investi le cinéma, chacun à tour de rôle. Le premier pour un triptyque de films ayant prévu de s’étirer jusqu’en 2029 — à raison d’un long-métrage tous les deux ans — et l’autre pour un film faisant office de suite directe à la saison 1, prometteuse et saluée par la critique autant que par le public. Demon Slayer, le premier cité, a fait un raz-de-marée dans le monde avec La Forteresse Infinie, à tel point qu’il est déjà le cinquième plus gros succès au box-office mondial en 2025, avec 660 millions de dollars récoltés aux quatre coins du globe.

En sera-t-il de même dans quelques jours/semaines pour Chainsaw Man ? L’œuvre du mangaka Tatsuki Fujimoto a déjà connu une brillante adaptation en anime, avec une saison 1 disponible dans son intégralité sur la plateforme Crunchyroll. C’est le célèbre studio japonais MAPPA – à qui doit l’Attaque des Titans ou encore Jujutsu Kaisen – qui est derrière la production de l’anime. Et c’est donc par le biais d’un film que Denji fait son grand retour. À la différence de Demon Slayer, qui a enfin délaissé la mode du film récap et avec peu de nouveautés, Chainsaw Man est un vrai film. Et un grand film.

Reze
© Sony Pictures

L’anime était déjà réputé pour la qualité de son animation. Mais c’est finalement dans le choix des plans, des musiques et dans les séquences de dialogues entre les personnages que MAPPA a réalisé un travail titanesque à nos yeux. Dans l’Arc de Reze, l’émotion est palpable, omniprésente, autant matérialisée par l’innocence et la bêtise de Denji que par la tornade de sentiments qui l’envahit après sa rencontre avec Reze. Simple serveuse dans un café, cette dernière chamboule l’équilibre affectif de Denji. Avant leur rencontre, il était obnubilé par Makima, la cheffe de la Section Spéciale 4, une unité d’élite de Devil Hunters. Cette section est censée tuer des monstres et, plus particulièrement le plus puissant d’entre eux, le Démon-Flingue.

Le plein d’émotions, pour des combats au rendu un peu brouillon

Denji et Le Requin
© Sony Pictures

Alors que Makima tente, à sa façon, d’éduquer Denji aux relations sociales entre un homme et une femme, Reze, elle, désinhibe totalement le jeune homme. À tel point que ce dernier tombe presque immédiatement amoureux. Si l’Arc de Reze, en soi, ne se résume pas seulement à une romance entre Denji et Reze, on ne peut nier que le développement de cette partie est sans aucun doute la meilleure. La production respire la sensibilité. Denji, luttant contre des sentiments nouveaux, qu’il ne comprend pas tout à fait, est touchant dans ce duo.

Évidemment, l’univers de Chainsaw Man est sans pitié et la vérité finit par éclater aux yeux de Denji, une fois de plus manipulé dans ces sentiments. Car, il faut le rappeler, tout le monde – et on entend les démons par ce biais – en veut au cœur-tronçonneuse de Denji, qui s’est transformé en Chainsaw Man après avoir été abattu et fusionné avec son chien-démon-tronçonneuse, Pochita. La révélation principale du film, si elle est facile à deviner, n’en est pas moins spectaculaire. Oui, car derrière son sourire et son visage angéliques, Reze est autre chose qu’une lycéenne travaillant dans un café. Et l’étendue de sa force et de ses pouvoirs est particulièrement impressionnant.

Reze Version Démonne
© Sony Pictures

Ça cogne fort, dur, le sang gicle à flot et les morts tombent en pagaille dans l’Arc de Reze. Du Chainsaw Man pur jus en quelque sorte. Au cinéma, l’ensemble prend évidemment une tout autre dimension. À l’écran, on assiste à une explosion de couleurs et d’effets et l’on sent bien que MAPPA a voulu faire le maximum pour satisfaire les fans. Mais là où Ufotable arrive sans sourciller à reproduire avec Demon Slayer des combats léchés, stylés, beaux et fluides, son homologue peine dans le même registre à nous proposer des affrontements lisibles.

Oui, l’Arc de Reze est brouillon par moments et il faut, parfois, attendre le dénouement d’un affrontement pour en comprendre finalement tout le cheminement. Pas de quoi bouder son plaisir pour autant, avec un final on ne peut plus réussi. En attendant la saison 2 de Chainsaw Man, l’Arc de Reze est la jonction parfaite et attendue entre celle-ci et la fin de la première et un petit bijou d’animation à savourer en salles.

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Notre avis

Déjà impressionnant en simple anime, Chainsaw Man prend encore une autre dimension au cinéma avec l'Arc de Reze. En 1h40, MAPPA nous livre une histoire complète, réalisée et pensée comme un film et pas comme une addition d'épisodes. Si on peut déplorer un manque de lisibilité lors des affrontements importants - ce qui est toujours dommage dans un shōnen -, on ne peut que saluer le travail réalisé autour de l'écriture et des émotions, particulièrement bien retranscrits dans ce long-métrage. S'il n'égale pas les travaux colossaux réalisés par Ufotable avec Demon Slayer : la Forteresse Infinie, l'Arc de Reze n'en est pas moins un autre petit bijou d'animation, à savourer en cette fin d'année.

L'avis du Journal du Geek :

Note : 8 / 10

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