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L’Odyssée de Céleste : 3 raisons de succomber à ce récit dans la veine du Robot sauvage !

Le cinéma est une activité qui se pratique aussi en famille ! Pour l’occasion, on vous invite à partir à l’aventure avec Céleste et son robot dans L’Odyssée de Céleste, un conte touchant pour petits et grands.

Au rayon des sorties cinéma, loin des massacres sanguinolents de They Will Kill You, offrez-vous un moment de tendresse avec L’Odyssée de Céleste (Space Cadet en version originale). Conçu par Kid Koala, un DJ canadien dont c’est le premier essai dans ce format, et tiré du roman graphique Space Cadet du même auteur, le film invite les plus petits – à partir de 3 ans – et les plus grands à une aventure spatiale au son des souvenirs. Et il y a un robot. C’est cool les robots.

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Plus sérieusement, le film nous raconte l’histoire de Céleste (d’où le titre !), qui, depuis son enfance, vit seule avec son ami et substitut de figure parentale, un robot. Alors que sa mère s’est perdue lors d’une mission spatiale, Céleste veut à son tour partir parcourir les étoiles et, une fois son diplôme en poche, s’envole pour une mission de six mois. Tandis qu’elle affronte des dangers imprévus, le robot est resté seul à la maison. S’ils veulent se retrouver, la solution viendra peut-être d’un souvenir commun.

L'Odyssée de Céleste : 3 raisons de succomber à ce récit dans la veine du Robot sauvage !
© Bac Films

Disons-le clairement, on avait beaucoup d’a priori sur le film, simplement du fait que nous ne sommes pas vraiment la cible et que nous manquions de Kids United pour partager l’expérience. Et puis on voudrait vous y voir, de passer d’un visionnage de They Will Kill You à celui de L’Odyssée de Céleste. Notre descente de MDMA était rude. Pourtant, on est tombés sous le charme. On vous explique le comment du pourquoi en trois raisons.

Un cinéma qui porte bien son nom

Show, don’t tell. Ou en français, montrer plutôt que raconter. L’une des règles les plus anciennes et fondatrices du septième art. Le cinéma est un art d’image, de mise en scène, et il s’est construit bien avant que la parole ne s’invite au scénario. On ne compte plus le nombre d’œuvres se perdant dans la surexplication ou, pire, intégrant le principe que le spectateur n’a plus aucune faculté d’attention au point de lui répéter plusieurs fois les enjeux (coucou Netflix). Bref, au jour d’aujourd’hui (ça ne se dit pas, c’est simplement pour récupérer votre attention), le cinéma aurait tendance à perdre de son essence.

L'Odyssée de Céleste : 3 raisons de succomber à ce récit dans la veine du Robot sauvage !
© Bac Films

L’Odyssée de Céleste est un pari. Celui de se dire que nos enfants ne sont pas condamnés à être une génération TikTok et peuvent encore être capables de se concentrer 86 minutes devant une histoire montrée. Car Kid Koala fait le choix de ne laisser s’exprimer à l’écran que les bruitages et la musique, excluant toute parole. Une prise de risque appréciée et surtout réussie, puisque cette Odyssée parvient à raconter énormément au travers de ses images. Chaque intention, chaque émotion n’a pas besoin d’être expliquée, elle est visible à chaque séquence.

On pleure (salement)

C’est notre grande surprise. Alors qu’on regardait L’Odyssée de Céleste d’un œil attentif, mais peu impliqué (on rappelle qu’aucun enfant n’était présent pour nous livrer son analyse géopolitique du film), on a senti quelque chose couler sur notre joue. Qu’est-ce donc que cette diablerie ? Une larme ? N’importe quoi.

L'Odyssée de Céleste : 3 raisons de succomber à ce récit dans la veine du Robot sauvage !
© Bac Films

Pourtant, il faut bien admettre qu’on s’est complètement laissé piéger par l’oeuvre de Kid Koala. Avec son récit autour de la solitude, des êtres qu’on se refuse de voir partir, des souvenirs auxquels on s’attache… Cette Odyssée raconte une forme de passage à l’âge adulte non sans mélancolie, voire tristesse. Comme si on ne pouvait grandir, survivre, sans abandonner quelque chose au passage. Abandonner tout, sauf notre mémoire. D’une certaine manière, le film peut se montrer assez dur, se refusant à une forme d’happy end enfantin. Il nous invite à voir au-delà de son apparence pour nous immerger dans ce qu’il raconte. Une réflexion touchante, poétique qui ne nous aura pas laissés insensibles.

Un million de références

On exagère. Néanmoins, impossible de ne pas voir dans L’Odyssée de Céleste l’aura de celles et ceux qui l’ont précédée Comment ne pas penser au Géant de fer ? Au Robot sauvage ? Même à Wall-E ou aux Nouveaux héros ? Kid Koala assume ses références, sans se retrouver piégé par elles. Au contraire, le film sait rester inventif en convoquant ses pairs, prouvant qu’à l’image d’un Projet Dernière Chance, on peut encore arriver à émerveiller autour d’histoires universelles.

Pas besoin de grandiloquence technique, pas besoin d’une multitude de personnages ou d’effets pyrotechniques, pas besoin de sous-intrigues ou même de paroles. L’Odyssée de Céleste prouve qu’en restant simple, on peut aussi accomplir de grandes choses, raconter de merveilleux récits. Il suffit de savoir rester sincère et passionné. Un film qui sait avoir les pieds sur Terre, mais le regard fixé vers les étoiles. Nous ne nous pensions pas la cible du long-métrage, nous nous pensions trop cyniques pour lui. Avec Céleste, on a découvert que l’on pouvait encore avoir trois ans et que cela pouvait rendre si triste de grandir.

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