Halloween a beau avoir moins de succès en France qu’outre-Atlantique, la fête des morts s’est progressivement installée dans nos habitudes. Sauf qu’il n’est pas tant question de se faire peur que de profiter de l’arrivée de l’automne, des températures rafraichies et du Pumpkin Spice Latte de chez Starbucks. Tandis que les parcs d’attractions mettent le paquet sur l’évènement, avec une programmation entièrement consacrée à Halloween, la saison des citrouilles se joue aussi à la maison, emmitouflé dans un gros plaid.
LEGO Botanicals, pour s’évader en forêt

Quoi de mieux que des champignons colorés pour fêter l’automne ? LEGO a fini par céder à la tendance, en ajoutant amanites, chanterelles et pleurotes à sa gamme Botanicals. Le set, sorti le 1er juin 2026 reproduit un morceau de forêt automnale en 806 pièces, avec ses crocus et ses fougères sauvages. De quoi vous occuper quelques heures, avant d’être fièrement exposé dans votre bibliothèque. Côté budget, il faudra compter environ 80 € pour vous offrir un morceau de forêt en briques.
Hommage à Tim Burton, pour réviser ses classiques

Impossible de parler d’Halloween sans convoquer celui qui en a fait un art de vivre. Une spirale, des rayures noir et blanc, un manoir bancal au sommet d’une colline : trois signes suffisent à reconnaître un film de Tim Burton. Hommage à Tim Burton, paru chez Ynnis Éditions, remonte les quarante ans de carrière qui ont forgé ce vocabulaire, du gamin solitaire de Burbank au réalisateur que s’arrachent aujourd’hui les plateformes. Une filmographie complète et un glossaire viennent refermer ces 132 pages, pratiques pour combler ses trous avant un marathon du 31 octobre. Par souci de transparence, on vous précisera que l’autrice est la même que celle de ces lignes. Par souci de fortune personnelle, on vous conseille quand même de l’acheter. Comptez 19,95 €.
Champignons des bois et des prés, pour les geeks du fongus

Si le set LEGO vous a donné envie de passer de la brique à la forêt, ce joli livre documentaire richement illustré publié chez Gallimard Jeunesse fait un excellent complément. Signé Emmanuelle Kecir-Lepetit et illustré par Léa Maupetit, le duo déjà derrière Oiseaux à reconnaître et Insectes autour de nous, il apprend à identifier les champignons à leur chapeau, leur pied, leurs lames ou leur texture. Le livre, paru le 27 août 2026, s’adresse aux lecteurs à partir de 7 ans, mais les illustrations délicates et l’intelligence des textes sauront convaincre les parents de le feuilleter.
L’intérêt dépasse d’ailleurs la simple jolie planche naturaliste. Un livre qui apprend aux enfants que certains champignons sont délicieux quand d’autres peuvent empoisonner, c’est finalement un cadeau d’Halloween parfaitement dans le thème, avec une vraie utilité en prime. Et une façon élégante de rappeler que la nature fait souvent plus peur que n’importe quel déguisement. Comptez 16,90 € pour vous coucher moins bête, et éviter l’empoisonnement.
Bookclub au Cat Café, une romance au poil

Tout le monde ne fête pas Halloween en hurlant devant un slasher. Pour ceux qui préfèrent un plaid, un chocolat chaud et un chat sur les genoux, il y a Bookclub au Cat Café, le nouveau roman de Rachel Rowlands publié chez Nami. On y retrouve le Chatpuccino, le bar à chats qui sert de décor à la saga de l’autrice britannique. Brenna, tout juste sortie d’une relation éprouvante, décroche le jackpot à la loterie et s’offre enfin son rêve : un vieux manoir à la campagne, peuplé de chats noirs. Une vie tranquille, rythmée par les ronronnements et les passages à la bibliothèque, jusqu’à ce que Matt, le serveur du café, l’invite à rejoindre le book club qu’il anime.
Rien de terrifiant ici, puisque le livre s’inscrit dans la lignée de la saga Dream Harbor de Laurie Gilmore, avec une cosy romance couplée au trope réconfortant du small town automnal. C’est sucré, c’est prévisible, et c’est précisément ce qu’on vient chercher. Comptez 19,90 €, avec un jaspage en prime.
Funko Pop horreur, réunion de famille mortelle

Retour à l’horreur chez Funko Pop. Les grands méchants du cinéma ont tous eu droit à leur figurine, et la bande est au complet : Ghostface (Scream, 1996), Freddy Krueger (Les Griffes de la nuit, 1984), Michael Myers (Halloween, 1978) et Jason Voorhees (Vendredi 13, 1980)… Chaque personnage de vinyle saura faire frissonner votre décoration pendant la saison. Comptez environ 15 € la figurine, en fonction de la référence et des revendeurs.
Potion Express, pour jouer avec toute la famille

Place aux plus jeunes, avec ce petit jeu de cartes édité par Kiwizou (Blackrock Games). À peine la lune levée, les pilotes de Potion Express s’envolent pour honorer les commandes des sorcières du village. Citrouilles, champignons et vers de terre, il faut réunir les bons ingrédients avant ses adversaires. Le premier à livrer trois potions remporte la partie. Le jeu est accessible de deux à quatre joueurs, dès 6 ans, pour des parties d’une quinzaine de minutes.
La mécanique repose sur la mémoire : les ingrédients se cachent sous des cartes chauve-souris qu’on déplace à chaque tour, et il faut retenir leur position pour récupérer ce qu’il nous faut. Simple à expliquer, rapide à relancer, c’est exactement le genre de jeu qu’on sort entre deux distributions de bonbons. Côté auteurs, on retrouve Élodie Clément et Théo Rivière, un nom bien connu des amateurs de jeux de société, avec des illustrations signées Carine Hinder. Son petit format permet aussi de le glisser dans une poche pour une soirée chez les grands-parents. À 13,90 €, on n’en demandait pas autant.
L’atelier des Potions Enchantées, pour passer de la théorie à la pratique

Après avoir livré des potions, pourquoi ne pas en fabriquer pour de vrai ? Nouveauté 2026 de la gamme Imagin’Art de Silverlit, ce coffret transforme les enfants en apprentis alchimistes. À l’intérieur, 15 fioles, des ingrédients scintillants, un grimoire illustré qui propose six recettes, des étiquettes à personnaliser et une panoplie d’outils (pipette, cuillère). L’idée est de préparer ses propres mixtures féeriques, sans danger, puis de les aligner fièrement sur une étagère, où elles auront ensuite tout le loisir de se renverser et de prendre la poussière.
Pas de sang, pas de masque, mais une activité manuelle qui joue sur les sens et l’imagination, pensée pour les enfants à partir de 5 ans. De quoi occuper un après-midi pluvieux des vacances de la Toussaint, tout en restant dans la thématique. Seul bémol à anticiper, les paillettes. Il y en aura sûrement partout, et pour longtemps. Prévoyez de quoi nettoyer après. Côté prix, comptez 26,80 €.
Danse macabre, pour (re)découvrir le maître de l’horreur

Avant Ça, avant Shining, il y avait Danse macabre, le premier recueil de nouvelles de Stephen King. 20 récits où le fantastique surgit au cœur du quotidien le plus banal : des rats par milliers dans les sous-sols d’une filature, une machine qui prend goût à la chair humaine, ou des camions sans chauffeur qui assiègent un restaurant. De quoi regarder son électroménager d’un autre œil.
Cette année, le recueil a eu droit à une toute nouvelle traduction signée Jean Esch, d’abord publiée en édition collector chez JC Lattès. Elle arrive en poche depuis le 26 août 2026. Une bonne occasion de redécouvrir ces classiques dans un français modernisé, ou de s’y plonger pour la première fois si l’on a toujours eu trop peur. Comptez 10,40 € pour 600 pages de sueurs froides, un rapport frisson-prix difficile à battre.
La société très secrète des sorcières extraordinaires, pour les enchanteresses du dimanche

Mika Moon a trois règles : cacher sa magie, faire profil bas et rester loin des autres sorcières. Pas simple quand on poste des vidéos en ligne où l’on fait semblant d’être une sorcière, tout en en étant vraiment une. Jusqu’au jour où elle reçoit une offre d’emploi intrigante : devenir la professeure particulière de trois jeunes sorcières, dans une mystérieuse propriété du Norfolk baptisée la Maison de Nulle Part. Au programme, des secrets de famille, des hôtes excentriques et Jamie, un bibliothécaire grincheux (mais évidemment séduisant) qui voit d’un très mauvais œil l’arrivée de la nouvelle venue.
Signé Sangu Mandanna, le roman avait fait un carton à sa sortie en grand format chez Lumen en 2023. Il revient en poche, et c’est une excellente nouvelle pour les amateurs de scones encore chauds et de magie cosy. Pensé pour les adolescents, le livre séduira sans mal les adultes, notamment grâce à son humour discret. Comptez 8,50 € pour plusieurs heures d’évasion magique.
House of Horrors, pour un bain qui fait peur (mais qui sent bon)
Après les fioles, place au chaudron. Lush ressort ses bombes de bain pour Halloween, avec un coffret en édition limitée glissé dans une boîte en forme de maison hantée. À l’intérieur, quatre produits : Witch’s House, une bombe de bain violette en forme de maison de sorcière, exclusive au coffret, Punkin Pumpkin, une citrouille orange à la tige verte, Ghostie, un petit fantôme blanc aux reflets roses et bleus, et Bewitched, un pain moussant en forme de tête de chat noir, parfumé à la mûre.
Effervescence et mousse et couleurs garanties, de quoi transformer la baignoire en marmite de sorcière le temps d’une soirée. Comptez 40 € pour quatre bains, soit 10 € la trempette.
Cornes, le diable est dans les détails

Joe Hill, de son vrai nom Joseph Hillström King, est le fils de Stephen King, et il a longtemps signé sous pseudonyme pour ne pas profiter du nom paternel. Avec Cornes, son deuxième roman paru en 2010 aux États-Unis, il prouve que le goût de l’horreur est peut-être héréditaire. Ig Perrish se réveille un matin, après une nuit très arrosée, avec deux cornes sur le front. Pire, tous ceux qu’il croise se mettent à lui confesser leurs pensées les plus inavouables. Un an plus tôt, sa petite amie Merrin a été violée et assassinée, et toute la ville le tient pour coupable sans qu’il ait jamais été inculpé. Ses nouveaux attributs vont l’aider à démasquer le véritable meurtrier.
Entre conte noir, thriller vengeur et histoire d’amour tragique, le roman se sert de la figure du diable pour sonder la noirceur ordinaire des gens. Nommé au Bram Stoker Award, il a été adapté au cinéma en 2014, avec Daniel Radcliffe dans le rôle d’Ig.



