Passer au contenu

Peur sur le Parc au Parc Astérix, ça fait vraiment peur ? On a testé l’Halloween le moins familial de France

4 min
0 commentaire
Partagez

À Marne-la-Vallée, Halloween se vit en famille, entre citrouilles souriantes et personnages costumés. À une trentaine de kilomètres de là, l’ambiance est très différente.

Dans un village d’irréductibles Gaulois, des hommes armés de tronçonneuses poursuivent les visiteurs dans les allées, des corps calcinés jonchent le sol et une boîte de nuit accueille des zombies jusqu’à une heure du matin. Halloween n’est que dans quelques jours, et le Parc Astérix mise encore une fois sur les adolescents et les adultes venus entre amis pour se faire peur. Pari tenu ?

La nuit, le parc change de visage

Peur sur le Parc se tient jusqu’au 8 novembre au Parc Astérix, avec cette année douze nocturnes de 19 h à 1 h du matin. Si vous aviez l’habitude de découvrir le parc en journée, accéder aux attractions de nuit change tout : un tour d’OzIris ou de Tonnerre 2 Zeus n’a plus grand-chose à voir dans l’obscurité.

Entre deux attractions, on ne se promène jamais vraiment tranquille. Des comédiens surgissent au détour d’une allée, tronçonneuse à la main, pour le plus grand bonheur des groupes d’ados qui hurlent. La palme de l’ambiance revient à La Malédiction du Sirius, une boîte de nuit installée dans le décor d’un navire militaire échoué, où un DJ fait danser les visiteurs au milieu des zombies. C’est absurde, c’est bruyant, et c’est franchement hors du temps. On comprend en quelques minutes que la soirée est pensée comme une sortie entre adultes, bien plus que comme une visite de parc. Les enfants n’ont clairement rien à faire là.

La grande nouveauté de cette année s’appelle La Forêt sans Retour. Le parc la présente comme la première maison hantée à ciel ouvert de France : un parcours de 250 mètres dans une parcelle boisée, avec une dizaine de scènes et une quinzaine de comédiens. Elle n’est accessible que lors des nocturnes, et pour cause, il faut qu’il fasse nuit noire pour en profiter. Sur le plan de l’immersion, c’est une réussite totale. Se retrouver au milieu des arbres, sans murs ni plafond, avec pour seule règle de ne jamais faire marche arrière, a quelque chose de profondément déroutant. Sur le plan de la peur, en revanche, on reste un peu sur notre faim. Pour une expérience déconseillée aux plus jeunes, on s’attendait à quelque chose de bien plus angoissant. Au final, on marche beaucoup, et les sursauts se comptent sur les doigts d’une main.

Pompéi, le Souk et un buffet très particulier

Parmi les trois maisons hantées « classiques », notre préférée restera de loin Les Enfers de Pompéi. On plonge dans la ville romaine au moment de l’éruption du Vésuve, entre fumées, chaleur étouffante et corps calcinés figés dans la cendre. Le décor est soigné, le rythme efficace, et c’est sans doute la plus réussie de l’événement, ce qui explique sans doute son accès moyennant un supplément tarifaire. Le Tombeau des Dieux et Les Catacombes complètent le programme, tout comme Les Bas-Fonds du Souk, qui transforme le quartier égyptien du parc en zone de danger.

Force est d’admettre que si le week-end était placé sous le signe de l’angoisse, on s’attendait à pire. La nuit était intense, mais tout à fait supportable pour les grands adultes que nous sommes. Tout dépendra bien sûr de votre tolérance à l’angoisse, et de votre envie de hurler à chaque fois qu’un intermittent du spectacle décide de vous courser avec une tronçonneuse dans les mains.

Et parce que les aventures d’Astérix ne seraient rien sans un buffet, la soirée s’est terminée dans l’opulence et la nourriture, avec le Buffet de l’Horreur, l’autre nouveauté de la saison, installé aux Comptoirs d’Épidemaïs et rethématisé façon Égypte ancienne. On y mange un peu dans le noir, ce qui n’est pas idéal pour voir ce qu’on a dans son assiette, mais l’expérience est réjouissante. Le buffet est classique, mais fourmille (c’est le mot) de petits clins d’œil discrets qui vous rappelleront la période de l’année. Pour accompagner votre pitance, les animations s’enchaînent : charmeur de serpents, acrobates suspendus à des rubans… On ne s’ennuie pas une seconde. Comptez 37,20 € par adulte en journée et 38,20 € en nocturne, sur réservation.

Par Toutatis pour les plus courageux

Le lendemain, en journée, on a pris le temps de tester le reste des attractions. À commencer par le roller coaster ParToutatis, qu’on n’avait jamais fait, et qui reste une montagne russe absolument dingue, avec ses 101° de chute. Pour les visiteurs, il faudra s’armer de patience, car l’attente est importante, notamment pour les maisons hantées. Le parc propose des coupe-files Filotomatix en supplément, mais plusieurs dates affichent déjà complet.

Même si la peur n’est pas toujours au niveau attendu, Peur sur le Parc reste l’un des temps forts de l’année au Parc Astérix, et sans doute le parc français qui en fait le plus pour Halloween. Une nuit à hurler sur des montagnes russes, à fuir des tronçonneuses et à danser avec des zombies, c’est un programme difficile à battre pour une soirée entre amis.

Articles sauvegardés