Test

Test: Call of Duty: Les Chemins De La Victoire (PSP)

Par Anh Phan le

Amis lecteurs, j’inaugure ma biennale du jeu WWII-stylized avec cette fois, ഠjoie, un FPS sur PSP.

Là , en général, c’est à  ce moment qu’on rit, mais c’est un réflexe nerveux:

Un FPS, chic. La seconde guerre mondiale, (soupir) allons-y. Sur PSP, catastrophe.

Précisons que je fais partie de cette frange d’ayatollahs qui estiment qu’un FPS a plus sa place sur un PC de folie (voir Crysis) que sur une console, aussi next-gen soit-elle. Bon certains titres me font mentir (non, je ne prononcerais pas “Halo”. Damned.) mais là  n’est pas le débat.

Alors un Call Of Duty (COD), habituellement farà§i de moments de bravoure cinématographiques, sur PSP, à§a équivaut à  première vue à  mater La Revanche des Sith en screener doublé en Canadien et sous-titré en Russe (vous l’avez vu aussi? ^_^)… Ou alors c’est un pari stupide perdu par une équipe de développeurs suicidaires.

Quand on y pense, le dernier jeu testé sur PSP par mes soins, c’était Killzone Liberation et même Sony n’avait pas osé tenter le pari de la vue à  la première personne. Alors moi je dis Amaze/Activision, couillus les mecs.

Reste à  voir si c’est profitable pour le joueur, c’est à  dire moi dans le cas présent, et vous par extension.

Déjà  au lancement, pas de surprise, c’est un Call Of Duty. Images d’archives, musique “hommage à  nos disparus/c’est la guerre bordel/courage soldat” qui met dans l’ambiance, le tout est soigné, comme d’habitude, mais qu’on ne s’y trompe pas, à§a va saigner.

En temps de guerre, on restreint les menus

Pas de surprise, niveau modes de jeu, on ne peut pas se tromper. On a le choix entre une campagne solo et un mode multijoueur uniquement Ad-hoc, malheureusement.

Les 15 missions de la campagne solo se placent uniquement du cà´té des Alliés et sont regroupées en 3 parties (Etats-Unis, Canada et Grande-Bretagne) qu’il faut impérativement parcourir dans l’ordre, l’accès à  une nouvelle campagne étant bloqué tant que la précédente n’est pas achevée.

Vous incarnez un soldat anonyme, et vivrez donc les missions les plus connues (Overlord mais cà´té parachutistes, Market Garden…) mais également celles un peu moins célèbres (Blockbuster, Avalanche…) et ceci jusquâ€™à  l’assault final à  Berlin.

Call of gameplay

Amaze a sorti le grand jeu, cet opus PSP permettant, en plus du rà´le de fantassin de base, de se glisser dans les nacelles d’un bombardier pour défendre une escadrille, ou de tirer sur des chars avec des 88. Une diversité bienvenue qui permet de briser la linéarité de la progression.

Déroutante à  plus d’un titre, la prise en main ne se fait pas sans difficultés. le stick analogique permet d’avancer/reculer et de straffer, tandis que les quatre boutons sont là  pour tourner/lever la tête. (WTF!?)
La croix directionnelle sert, elle, à  s’accroupir/se relever (bas), recharger son arme (gauche), changer d’arme (droite) et lancer des grenades (haut). Autant dire que dans les premières parties, les suicides à  la grenade sont légion. Les gachettes enfin servent à  tirer (R) ou épauler pour viser avec précision (L), via un iron sight du plus bel effet.

Et là , on se rend compte que le jeu risque d’énerver tant il est ardu d’épauler et de suivre un soldat en mouvement. Ben oui, tourner la tête avec les boutons non analogiques, c’est pas simple. Pour contrer ce manque de précision, le héros est doté d’une donnée classique dans les FPS depuis quelques temps: l’auto-regénération.
En cas de problème de santé, on se planque sous une table pendant 5 secondes, et c’est reparti.

Mais vivre mieux ne pouvait pas forcément rattraper le fait de tuer mal. Alors Amaze a rajouté la fonction qui sauve (enfin à§a dépend de quel cà´té du fusil on se trouve):

Les Chemins de l’Auto-Aim

Comme dans Killzone Liberation, l’auto-aim permet d’effacer en partie le manque de précision induit par l’angle de vue et le format portable.
Les soldats ennemis les plus proches sont donc automatiquement sélectionnés par le réticule qui passe en rouge, il ne reste plus qu’a appuyer sur la gachette.
Avec les armes au coup par coup, l’auto-aim va plus loin puisqu’il suffit de locker l’ennemi en vue normale puis de presser sur L pour passer en mode précision mais toujours avec le soldat locké. On arrive alors vite à  un bon vieux “une balle par personne” qui fait exploser les stats de précision.

Après quelques missions, on arrive à  un constat simple:

Auto-aim + auto-heal – I.A. = kiss my ass

En effet, en couplant les 2 features vues plus haut à  l’I.A. franchement limite de l’opposition, il suffit de suivre les règles élémentaires de prudence et de survie en FPS pour enchainer les missions avec aisance et désinvolture.

Pourtant les soldats ennemis se planquent derrière les tables voire les retournent quand elles ne le sont pas déjà , mais à§a tient plus du script bête et méchant que de la vraie routine d’I.A. un peu réfléchie. Sans compter quâ€™à  moins de 3, ils ont franchement des problèmes de visée.

Les missions tournent donc souvent à  une succession de poches d’ennemis qu’on nettoie rapidement pour avancer à  la suivante, sans réelle difficulté si ce n’est la non connaissance des lieux, bien vite réparée par la progression de type couloir des maps.

La guerre des scripts

Les Call of Duty sont célèbres pour 2 choses: les soldats alliés qui épaulent le joueur et vivent/meurent/crient à  ses cà´tés et les scripts hollywoodiens bien bourrins qui se déclenchent ici ou là  pour faire tout péter au-dessus/à  cà´té/derrière/devant le joueur.
Eh bien tout cela est bien présent sur PSP et rajoute une bonne touche d’immersion, renforcée par une partie audio réellement irréprochable tant au niveau des voix (alliés, ennemis) que des bruitages des armes et du matériel roulant/volant que l’on croise, sans compter les bruits d’ambiance.

A noter également que la spatialisation est très bien restituée, à  condition de jouer au casque, bien-sûr.

Et à§a tient sur un seul UMD?

C’est à§a qui étonne car outre l’aspect audio vu plus haut, les vidéos sont de qualité et les bonus à  débloquer qui présentent les armes/véhicules du jeu en plus des fonds d’écran PSP obtenus à  la fin d’une campagne.

Alors que penser de cet opus PSP?

Du bon, à  l’image des graphismes et de l’ambiance sonore, du moyen, à  l’image de l’I.A. adverse au ras des paquerettes et des maps pas super complexes et du mauvais à  l’image de cette jouabilité plus que douteuse ou du multijoueur sans mode infrastructure, impardonnable pour une console si facilement connectable à  Internet.

Mais malgré tout, le jeu offre de très bons moments faisant oublier parfois que c’est sur une console portable que l’on joue. Rien que pour à§a, ce Call of Duty mérite une tape amicale sur l’épaule.

En bref, du bon (gros) divertissement au format de (grosse) poche jouable dans le métro, on en redemande.

Le coin du techos:

Graphismes: très bons compte-tenu du support, textures sympas, pas de clipping, du bon boulot. Animation: déplacement du personnage un peu lents, mais en dehors de cela, aucun ralentissement constaté. Les mouvements des sodlats alliés et des ennemis sont également dans le ton.

Jouabilité: le point faible du jeu et, soyons honnêtes, de tous les FPS qui seront portés sur PSP: la console n’est pas pensée pour ce type de jeu et à§a se sent même si l’on finit par s’y habituer grà¢ce à  des ajustements de gameplay et à  un auto-aim salutaire.

Sons: Excellente bande son, doublages parfaits, bruitages nickels, du grand art.

Durée de vie: régénération et auto-aim font qu’on enchaine les 15 missions sans souci notable en mode vétéran (environ 15 mn par mission). Les soldats ennemis sont rarement farouches et les maps pas franchement compliquées. L’absence de multijoueur sur Internet empêche le jeu d’atteindre le panthéon des bons jeux PSP.

Alors j’achète ou pas? La réponse est quand même “Oui”, le plaisir et les moments de bravoure apportés par cet épisode étant quand même bien réels. Note: 7/10, la prochaine fois, z’avez quâ€™à  mettre un mode Infrastructure.

Message d’intêret général: Amis éditeurs et développeurs: arrêtez un peu avec la seconde guerre mondiale, on sature.

Images via IGN, merci à  eux

Amis lecteurs, j’inaugure ma biennale du jeu WWII-stylized avec cette fois, ഠjoie, un FPS sur PSP.

Là , en général, c’est à  ce moment qu’on rit, mais c’est un réflexe nerveux:

Un FPS, chic. La seconde guerre mondiale, (soupir) allons-y. Sur PSP, catastrophe.

Précisons que je fais partie de cette frange d’ayatollahs qui estiment qu’un FPS a plus sa place sur un PC de folie (voir Crysis) que sur une console, aussi next-gen soit-elle. Bon certains titres me font mentir (non, je ne prononcerais pas “Halo”. Damned.) mais là  n’est pas le débat.

Alors un Call Of Duty (COD), habituellement farà§i de moments de bravoure cinématographiques, sur PSP, à§a équivaut à  première vue à  mater La Revanche des Sith en screener doublé en Canadien et sous-titré en Russe (vous l’avez vu aussi? ^_^)… Ou alors c’est un pari stupide perdu par une équipe de développeurs suicidaires.

Quand on y pense, le dernier jeu testé sur PSP par mes soins, c’était Killzone Liberation et même Sony n’avait pas osé tenter le pari de la vue à  la première personne. Alors moi je dis Amaze/Activision, couillus les mecs.

Reste à  voir si c’est profitable pour le joueur, c’est à  dire moi dans le cas présent, et vous par extension.

Déjà  au lancement, pas de surprise, c’est un Call Of Duty. Images d’archives, musique “hommage à  nos disparus/c’est la guerre bordel/courage soldat” qui met dans l’ambiance, le tout est soigné, comme d’habitude, mais qu’on ne s’y trompe pas, à§a va saigner.

En temps de guerre, on restreint les menus

Pas de surprise, niveau modes de jeu, on ne peut pas se tromper. On a le choix entre une campagne solo et un mode multijoueur uniquement Ad-hoc, malheureusement.

Les 15 missions de la campagne solo se placent uniquement du cà´té des Alliés et sont regroupées en 3 parties (Etats-Unis, Canada et Grande-Bretagne) qu’il faut impérativement parcourir dans l’ordre, l’accès à  une nouvelle campagne étant bloqué tant que la précédente n’est pas achevée.

Vous incarnez un soldat anonyme, et vivrez donc les missions les plus connues (Overlord mais cà´té parachutistes, Market Garden…) mais également celles un peu moins célèbres (Blockbuster, Avalanche…) et ceci jusquâ€™à  l’assault final à  Berlin.

Call of gameplay

Amaze a sorti le grand jeu, cet opus PSP permettant, en plus du rà´le de fantassin de base, de se glisser dans les nacelles d’un bombardier pour défendre une escadrille, ou de tirer sur des chars avec des 88. Une diversité bienvenue qui permet de briser la linéarité de la progression.

Déroutante à  plus d’un titre, la prise en main ne se fait pas sans difficultés. le stick analogique permet d’avancer/reculer et de straffer, tandis que les quatre boutons sont là  pour tourner/lever la tête. (WTF!?)
La croix directionnelle sert, elle, à  s’accroupir/se relever (bas), recharger son arme (gauche), changer d’arme (droite) et lancer des grenades (haut). Autant dire que dans les premières parties, les suicides à  la grenade sont légion. Les gachettes enfin servent à  tirer (R) ou épauler pour viser avec précision (L), via un iron sight du plus bel effet.

Et là , on se rend compte que le jeu risque d’énerver tant il est ardu d’épauler et de suivre un soldat en mouvement. Ben oui, tourner la tête avec les boutons non analogiques, c’est pas simple. Pour contrer ce manque de précision, le héros est doté d’une donnée classique dans les FPS depuis quelques temps: l’auto-regénération.
En cas de problème de santé, on se planque sous une table pendant 5 secondes, et c’est reparti.

Mais vivre mieux ne pouvait pas forcément rattraper le fait de tuer mal. Alors Amaze a rajouté la fonction qui sauve (enfin à§a dépend de quel cà´té du fusil on se trouve):

Les Chemins de l’Auto-Aim

Comme dans Killzone Liberation, l’auto-aim permet d’effacer en partie le manque de précision induit par l’angle de vue et le format portable.
Les soldats ennemis les plus proches sont donc automatiquement sélectionnés par le réticule qui passe en rouge, il ne reste plus qu’a appuyer sur la gachette.
Avec les armes au coup par coup, l’auto-aim va plus loin puisqu’il suffit de locker l’ennemi en vue normale puis de presser sur L pour passer en mode précision mais toujours avec le soldat locké. On arrive alors vite à  un bon vieux “une balle par personne” qui fait exploser les stats de précision.

Après quelques missions, on arrive à  un constat simple:

Auto-aim + auto-heal – I.A. = kiss my ass

En effet, en couplant les 2 features vues plus haut à  l’I.A. franchement limite de l’opposition, il suffit de suivre les règles élémentaires de prudence et de survie en FPS pour enchainer les missions avec aisance et désinvolture.

Pourtant les soldats ennemis se planquent derrière les tables voire les retournent quand elles ne le sont pas déjà , mais à§a tient plus du script bête et méchant que de la vraie routine d’I.A. un peu réfléchie. Sans compter quâ€™à  moins de 3, ils ont franchement des problèmes de visée.

Les missions tournent donc souvent à  une succession de poches d’ennemis qu’on nettoie rapidement pour avancer à  la suivante, sans réelle difficulté si ce n’est la non connaissance des lieux, bien vite réparée par la progression de type couloir des maps.

La guerre des scripts

Les Call of Duty sont célèbres pour 2 choses: les soldats alliés qui épaulent le joueur et vivent/meurent/crient à  ses cà´tés et les scripts hollywoodiens bien bourrins qui se déclenchent ici ou là  pour faire tout péter au-dessus/à  cà´té/derrière/devant le joueur.
Eh bien tout cela est bien présent sur PSP et rajoute une bonne touche d’immersion, renforcée par une partie audio réellement irréprochable tant au niveau des voix (alliés, ennemis) que des bruitages des armes et du matériel roulant/volant que l’on croise, sans compter les bruits d’ambiance.

A noter également que la spatialisation est très bien restituée, à  condition de jouer au casque, bien-sûr.

Et à§a tient sur un seul UMD?

C’est à§a qui étonne car outre l’aspect audio vu plus haut, les vidéos sont de qualité et les bonus à  débloquer qui présentent les armes/véhicules du jeu en plus des fonds d’écran PSP obtenus à  la fin d’une campagne.

Alors que penser de cet opus PSP?

Du bon, à  l’image des graphismes et de l’ambiance sonore, du moyen, à  l’image de l’I.A. adverse au ras des paquerettes et des maps pas super complexes et du mauvais à  l’image de cette jouabilité plus que douteuse ou du multijoueur sans mode infrastructure, impardonnable pour une console si facilement connectable à  Internet.

Mais malgré tout, le jeu offre de très bons moments faisant oublier parfois que c’est sur une console portable que l’on joue. Rien que pour à§a, ce Call of Duty mérite une tape amicale sur l’épaule.

En bref, du bon (gros) divertissement au format de (grosse) poche jouable dans le métro, on en redemande.

Le coin du techos:

Graphismes: très bons compte-tenu du support, textures sympas, pas de clipping, du bon boulot. Animation: déplacement du personnage un peu lents, mais en dehors de cela, aucun ralentissement constaté. Les mouvements des sodlats alliés et des ennemis sont également dans le ton.

Jouabilité: le point faible du jeu et, soyons honnêtes, de tous les FPS qui seront portés sur PSP: la console n’est pas pensée pour ce type de jeu et à§a se sent même si l’on finit par s’y habituer grà¢ce à  des ajustements de gameplay et à  un auto-aim salutaire.

Sons: Excellente bande son, doublages parfaits, bruitages nickels, du grand art.

Durée de vie: régénération et auto-aim font qu’on enchaine les 15 missions sans souci notable en mode vétéran (environ 15 mn par mission). Les soldats ennemis sont rarement farouches et les maps pas franchement compliquées. L’absence de multijoueur sur Internet empêche le jeu d’atteindre le panthéon des bons jeux PSP.

Alors j’achète ou pas? La réponse est quand même “Oui”, le plaisir et les moments de bravoure apportés par cet épisode étant quand même bien réels. Note: 7/10, la prochaine fois, z’avez quâ€™à  mettre un mode Infrastructure.

Message d’intêret général: Amis éditeurs et développeurs: arrêtez un peu avec la seconde guerre mondiale, on sature.

Images via IGN, merci à  eux