Test

Test : Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Par Franck le

Adaptation en jeu-vidéo du film de Spielberg sorti cette semaine, Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne édité par Ubisoft sort sur Wii, 3DS, Xbox 360, Playstation 3 et PC.


Tintin au pays des jeux vidéo

Jeu de plates-formes classique entrecoupé de séquences faisant la part belle à la Wiimote et au PS Move (le jeu étant d’ailleurs tout à fait jouable sans, notre test ayant été réalisé sur PC) ce Tintin est, au premier abord, assez sympathique. L’aventure nous met initialement dans la peau de Milou qui, lors d’une brocante, part à la recherche de son maître. Grâce au coup de truffe infaillible de notre fox-terrier préféré on piste les pas de Tintin jusqu’à le retrouver. Le jeu nous fait ensuite changer de personnage et c’est cette fois dans la peau du héros à la houppette que nous poursuivons l’aventure. Parce que Milou a aboyé devant une maquette de bateau, Tintin va décider de l’acheter et envoyer bouler la personne qui se propose de la lui reprendre 2 fois plus cher. Il est un peu con Tintin mais bon, en même temps on n’aurait pas eu d’histoire sinon. Bref, après avoir au passage résolu une énigme on trouve un parchemin mais on se fait subtiliser la maquette. N’écoutant que son courage Tintin va se lancer à la poursuite du malfrat et combattre 3 hommes de main qui ont malheureusement tous la même tête ; probablement une famille de triplés. Bien entendu Tintin ne tue pas ses adversaires mais se contente de les étourdir ce qui aura pour effet de faire apparaitre une nuée d’étoiles autour d’eux, adaptation BD oblige.

Milou est lui aussi de la partie !

Un gameplay en 2 temps

Parce que Tintin est décidément trop fort il va suivre ses agresseurs jusqu’au chateau de Moulinsart et c’est enfin parti pour les premières séquences de plateforme de ce Tintin : Le Secret de la Licorne. On parcourt les souterrains, on saute par dessus les trous et on se faufile jusqu’au coeur même du château avec des mouvements que ne renieraient pas le prince de Perse ou Altaïr (2 jeux Ubisoft d’ailleurs. Coïncidence ? Je ne crois pas…). Par moments on rebascule vers Milou qui se chargera d’emprunter les passages trop exigus et de débloquer des portes.

La réalisation est propre, les personnages réagissent au quart de tour et la 3D est vraiment belle (beaucoup moins dans les derniers niveaux). On admirera également au passage les changements de caméra tout au long de la partie. Par contre, les écrans de chargement intermédiaires sont eux assez laids car trop pixelisés et l’antialiasing semble être aux abonnés absents. Les quelques combats, toujours contre les mêmes clones – probablement une famille très nombreuse – sont aussi l’occasion d’admirer la palette de techniques dont notre reporter dispose. On peut s’approcher à revers de l’ennemi pour le neutraliser d’une prise de catch. On peut utiliser des trappes pour le faire basculer ou lui tomber dessus. On peut aussi se cacher dans des tonneaux et attendre qu’il passe pour l’assommer d’un coup de couvercle bien placé. C’est rigolo, efficace et on préférera utiliser ces techniques plutôt que l’affrontement direct. Plus tard on pourra même lancer des peaux de bananes au sol, de la dynamite ou faire tomber des lustres pour se débarrasser de ses ennemis.

Ceci est juste une prise de catch et rien d'autre, bande de vicieux...

Et la lassitude pointa le bout de son nez…

Le second niveau nous amène lui à bord du Karaboudjan pour rencontrer le capitaine Haddock et affronter Allan ; le scénario mélangeant les albums « Le Secret de la Licorne », « Le Trésor de Rackham le Rouge » et « Le Crabe aux Pinces d’Or » pour nous proposer une aventure autonome. Cela peut être discutable mais ce n’est pas la faute d’Ubisoft – c’est comme ça dans le film. On retrouve le même gameplay que dans le 1er niveau avec néanmoins 2 nouveautés : un sol glissant permettant de pousser l’adversaire pour le faire tomber, et des passages sous-marins. L’essentiel du gameplay est donc toujours identique, chaque niveau, outre son thème propre, ne proposant que quelques innovations pour éviter l’ennui.

Entre chaque niveau on aura droit à des séquences d’arcade pour varier les plaisirs. Au final cela se résume à une course de sidecar ou d’hydravion où l’on pourra alternativement piloter ou tirer sur les adversaires. On aura également droit à des combats de sabre dans certains flashbacks du capitaine Haddock où l’on pourra jouer le rôle du chevalier François de Hadoque, capitaine de la marine royale. Ces passages sont à priori prévus pour être plus funs avec un PS Move ou une Wiimote. Mais voilà, le jeu se termine en 4h. C’est très court mais au final on est soulagé que cela s’arrête. Le gameplay ne se renouvelle pas, la lassitude s’installe et ce ne sont pas les quêtes annexes de crabes aux pinces d’or cachés dans les tableaux qui sauront nous tenir éveillé. Le jeu dispose également d’un mode co-op et de tableaux additionnels pour continuer l’aventure et faire la chasse aux succès et trophées mais là aussi le gameplay est toujours identique.

Ce Tintin : Le Secret de la Licorne est sympathique et je me suis surpris à vouloir le finir pour connaître l’histoire et voir comment ces albums avaient été adaptés mais sa durée de vie et son côté répétitif sont bien difficilement recommandables. S’il avait été vendu sur le XBLA ou sur le PS Store pour 15€ j’aurais probablement eu un avis différent mais en l’occurrence ce n’est pas le cas. Et si l’histoire vous intéresse je vous conseille plutôt d’aller voir le film en salle. On peut éventuellement le recommander aux plus jeunes puisqu’il n’est pas très difficile et peut donc constituer une bonne découverte des jeux-vidéos mais il vaut mieux attendre dans ce cas là une baisse de prix notable.

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Petit bonus : 7 minutes de gameplay dans les souterrains de Moulinsart capturées depuis mon PC. Il y a quelques lags mais c’est mon disque dur qui n’écrivait pas assez vite lors de la capture et aucunement la faute du jeu.

Adaptation en jeu-vidéo du film de Spielberg sorti cette semaine, Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne édité par Ubisoft sort sur Wii, 3DS, Xbox 360, Playstation 3 et PC.


Tintin au pays des jeux vidéo

Jeu de plates-formes classique entrecoupé de séquences faisant la part belle à la Wiimote et au PS Move (le jeu étant d’ailleurs tout à fait jouable sans, notre test ayant été réalisé sur PC) ce Tintin est, au premier abord, assez sympathique. L’aventure nous met initialement dans la peau de Milou qui, lors d’une brocante, part à la recherche de son maître. Grâce au coup de truffe infaillible de notre fox-terrier préféré on piste les pas de Tintin jusqu’à le retrouver. Le jeu nous fait ensuite changer de personnage et c’est cette fois dans la peau du héros à la houppette que nous poursuivons l’aventure. Parce que Milou a aboyé devant une maquette de bateau, Tintin va décider de l’acheter et envoyer bouler la personne qui se propose de la lui reprendre 2 fois plus cher. Il est un peu con Tintin mais bon, en même temps on n’aurait pas eu d’histoire sinon. Bref, après avoir au passage résolu une énigme on trouve un parchemin mais on se fait subtiliser la maquette. N’écoutant que son courage Tintin va se lancer à la poursuite du malfrat et combattre 3 hommes de main qui ont malheureusement tous la même tête ; probablement une famille de triplés. Bien entendu Tintin ne tue pas ses adversaires mais se contente de les étourdir ce qui aura pour effet de faire apparaitre une nuée d’étoiles autour d’eux, adaptation BD oblige.

Milou est lui aussi de la partie !

Un gameplay en 2 temps

Parce que Tintin est décidément trop fort il va suivre ses agresseurs jusqu’au chateau de Moulinsart et c’est enfin parti pour les premières séquences de plateforme de ce Tintin : Le Secret de la Licorne. On parcourt les souterrains, on saute par dessus les trous et on se faufile jusqu’au coeur même du château avec des mouvements que ne renieraient pas le prince de Perse ou Altaïr (2 jeux Ubisoft d’ailleurs. Coïncidence ? Je ne crois pas…). Par moments on rebascule vers Milou qui se chargera d’emprunter les passages trop exigus et de débloquer des portes.

La réalisation est propre, les personnages réagissent au quart de tour et la 3D est vraiment belle (beaucoup moins dans les derniers niveaux). On admirera également au passage les changements de caméra tout au long de la partie. Par contre, les écrans de chargement intermédiaires sont eux assez laids car trop pixelisés et l’antialiasing semble être aux abonnés absents. Les quelques combats, toujours contre les mêmes clones – probablement une famille très nombreuse – sont aussi l’occasion d’admirer la palette de techniques dont notre reporter dispose. On peut s’approcher à revers de l’ennemi pour le neutraliser d’une prise de catch. On peut utiliser des trappes pour le faire basculer ou lui tomber dessus. On peut aussi se cacher dans des tonneaux et attendre qu’il passe pour l’assommer d’un coup de couvercle bien placé. C’est rigolo, efficace et on préférera utiliser ces techniques plutôt que l’affrontement direct. Plus tard on pourra même lancer des peaux de bananes au sol, de la dynamite ou faire tomber des lustres pour se débarrasser de ses ennemis.

Ceci est juste une prise de catch et rien d'autre, bande de vicieux...

Et la lassitude pointa le bout de son nez…

Le second niveau nous amène lui à bord du Karaboudjan pour rencontrer le capitaine Haddock et affronter Allan ; le scénario mélangeant les albums « Le Secret de la Licorne », « Le Trésor de Rackham le Rouge » et « Le Crabe aux Pinces d’Or » pour nous proposer une aventure autonome. Cela peut être discutable mais ce n’est pas la faute d’Ubisoft – c’est comme ça dans le film. On retrouve le même gameplay que dans le 1er niveau avec néanmoins 2 nouveautés : un sol glissant permettant de pousser l’adversaire pour le faire tomber, et des passages sous-marins. L’essentiel du gameplay est donc toujours identique, chaque niveau, outre son thème propre, ne proposant que quelques innovations pour éviter l’ennui.

Entre chaque niveau on aura droit à des séquences d’arcade pour varier les plaisirs. Au final cela se résume à une course de sidecar ou d’hydravion où l’on pourra alternativement piloter ou tirer sur les adversaires. On aura également droit à des combats de sabre dans certains flashbacks du capitaine Haddock où l’on pourra jouer le rôle du chevalier François de Hadoque, capitaine de la marine royale. Ces passages sont à priori prévus pour être plus funs avec un PS Move ou une Wiimote. Mais voilà, le jeu se termine en 4h. C’est très court mais au final on est soulagé que cela s’arrête. Le gameplay ne se renouvelle pas, la lassitude s’installe et ce ne sont pas les quêtes annexes de crabes aux pinces d’or cachés dans les tableaux qui sauront nous tenir éveillé. Le jeu dispose également d’un mode co-op et de tableaux additionnels pour continuer l’aventure et faire la chasse aux succès et trophées mais là aussi le gameplay est toujours identique.

Ce Tintin : Le Secret de la Licorne est sympathique et je me suis surpris à vouloir le finir pour connaître l’histoire et voir comment ces albums avaient été adaptés mais sa durée de vie et son côté répétitif sont bien difficilement recommandables. S’il avait été vendu sur le XBLA ou sur le PS Store pour 15€ j’aurais probablement eu un avis différent mais en l’occurrence ce n’est pas le cas. Et si l’histoire vous intéresse je vous conseille plutôt d’aller voir le film en salle. On peut éventuellement le recommander aux plus jeunes puisqu’il n’est pas très difficile et peut donc constituer une bonne découverte des jeux-vidéos mais il vaut mieux attendre dans ce cas là une baisse de prix notable.

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Petit bonus : 7 minutes de gameplay dans les souterrains de Moulinsart capturées depuis mon PC. Il y a quelques lags mais c’est mon disque dur qui n’écrivait pas assez vite lors de la capture et aucunement la faute du jeu.