Le Razer Blade 16 version 2026 est le laptop gaming le plus impressionnant que j’ai eu entre les mains. AMD pour revenir chez Intel avec un Core Ultra 9 386H, a gardé la monstrueuse RTX 5090, un écran OLED 240 Hz et a tout fourré dans un bloc d’alu de 2,14 kg. Il y a une à deux choses à revoir pour pointiller et un prix un prix qui pique sévèrement, mais franchement, quelle machine !
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Fiche technique
- Processeur : Intel Core Ultra 9 386H (16 cœurs, jusqu’à 4,9 GHz)
- Carte graphique : NVIDIA GeForce RTX 5090 Laptop, 24 Go GDDR7
- Mémoire vive : 32 Go LPDDR5X-9600
- Stockage : SSD 2 To PCIe 4.0
- Écran : 16 pouces OLED, 2560 x 1600, 16:10, 240 Hz, 0,2 ms, HDR TrueBlack 1000, G-Sync
- Connectique : 1 x Thunderbolt 5, 1 x Thunderbolt 4, 3 x USB-A 3.2 Gen 2, 1 x HDMI 2.1, lecteur SD UHS-II, jack 3,5 mm
- Sans fil : Wi-Fi 7, Bluetooth 6.0
- Webcam : 1080p avec capteur IR (Windows Hello)
- Audio : six haut-parleurs
- Batterie : 90 Wh
- Chargeur : 280 W
- Épaisseur : 14,9 à 17,4 mm
- Dimensions : 355 x 250,5 mm
- Poids : 2,14 kg
- Système : Windows 11 Home
- Prix : 5499 euros
Design : le costard trois pièces du gaming
Le Blade 16, c’est toujours ce gros rectangle noir mat qu’on pourrait poser sur une table de réunion sans que personne ne devine ce qu’il a dans le ventre. Pas de LED qui clignotent partout, pas de logo agressif, juste un châssis en aluminium usiné CNC, anodisé noir, avec un revêtement qui limite les traces de doigts. La classe totale.
Et pour un PC de jeu il est fin, vraiment fin. Razer annonce 14,9 mm d’épaisseur et le présente comme son portable gaming le plus fin jamais conçu (comptez 17,4 mm au point le plus épais). Avec ses 2,14 kg, il joue dans la même catégorie qu’un MacBook Pro 16 pouces. Dans un sac à dos, il se fait oublier. Pour un PC équipé d’une 5090, c’est carrément insolent.
La connectique est généreuse : trois USB-A 3,2 Gen 2, un Thunderbolt 5, un Thunderbolt 4, un HDMI 2.1, un lecteur SD UHS-II et une prise jack. Ajoutez le Bluetooth 6.0 et le Wi-Fi 7, et vous avez de quoi brancher tout votre bureau sans passer par un hub. Mon seul vrai regret ici, l’absence d’un lecteur d’empreintes qui aurait fait de lui l’ultime PC de jeu, de télétravail et du créateur de contenu. Heureusement, la webcam 1080p embarque un capteur infrarouge, donc la reconnaissance faciale Windows Hello fait le job.
Écran : l’OLED qui donne envie de tout relancer
On parle ici d’une dalle OLED de 16 pouces en 2560 x 1600, à 240 Hz, certifiée VESA DisplayHDR TrueBlack 1000 et compatible G-Sync.

Les noirs sont parfaits, les couleurs explosent, la couverture de l’espace DCI-P3 frôle les 100 % et la réactivité est absurde. Nouveauté de cette année, la luminosité grimpe nettement en HDR, jusqu’à 1000 nits, contre 500 l’an dernier. Pour jouer comme pour retoucher des photos, c’est du très, très haut niveau.
Performances : la folie furieuse
Passons aux choses sérieuses puisque si vous lisez ce test, c’est probablement pour constater s’il est possible de jouer dans les meilleures conditions.
Sur 007 First Light avec tous les paramètres graphiques en Ultra (sans path tracing), avec le DLSS en mode Équilibré et la génération d’image activée en mode dynamique, le Blade fait tourner le jeu à 250 FPS de moyenne avec des pics à 280. Sur un PC portable oui.

Sur Uncharted 4, pas besoin de DLSS : tout en Ultra, en résolution native, le Blade 16 tient 170 FPS de moyenne. Et sur Control Resonant, tout en Ultra sans ray tracing, en résolution native avec la génération d’image x3, j’ai relevé 140 FPS de moyenne. Autant dire que le PC de Razer accepte n’importe quel titre sans broncher.
Cette RTX 5090 se comporte comme celles qu’on trouve dans des machines bien plus épaisses, sans être bridée par le chassis tout fin du Blade.
Petite nuance pour les créatifs qui comptent faire du rendu CPU à longueur de journée : le Core Ultra 9 386H est une puce « H », pas un monstre « HX ». En multicœur pur, il est un peu en retrait face au Ryzen du modèle précédent. En jeu, c’est le genre de chose qui ne compte pas.
Ventilation : ça souffle, mais ça se tient
La puissance des ventilateurs est assez dingue. Quand le Blade 16 s’énerve, on sent clairement l’air chaud sortir de façon poussée. Mais pour un PC de jeu, ça reste étonnamment supportable au niveau sonore. Avec un casque, le souffle se fait facilement oublier. Côté refroidissement, Razer propose aussi un support de refroidissement qui permet comme son nom l’indique de refroidir la machine encore plus efficacement et de tirer jusqu’aux dernières miettes de performances du Blade 16. Idéal pour les utilisateurs qui brancheront régulièrement le PC portable à un écran, un clavier et une souris.
Autonomie : enfin un laptop gaming qui décolle de la prise

C’est l’autre bonne surprise de cette édition 2026. Grâce à la puce Intel, plus sobre, la batterie de 90 Wh tient beaucoup mieux qu’avant, avec une quinzaine d’heures de lecture vidéo. Évidemment, en jeu, oubliez ces chiffres. Mais pour bosser ou regarder une série dans le train, c’est enfin crédible. Et quand il faut recharger, le chargeur de 280 W remplit la moitié de la batterie en 30 minutes.
Clavier et trackpad : les deux petits cailloux dans la chaussure
Le clavier est agréable, rétroéclairé RGB, solide. Mais Razer a eu la drôle d’idée de placer une colonne de touches macro tout à droite. Résultat, il m’arrive souvent d’appuyer dessus en visant la touche Entrée, ce qui complique un peu la prise de notes. Bonne nouvelle : on peut les réassigner à n’importe quelle fonction via Synapse. Problème réglé en deux minutes.
Le trackpad, lui, est immense et franchement agréable au début. Malheureusement, la partie basse est devenue molle pendant le test, au point d’empêcher le clic. Le reste du trackpad ne rencontre pas ce problème.
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