Si vous avez déjà croisé une Aerox 3 dans votre vie, vous ne serez pas dépaysés une seule seconde. SteelSeries n’a clairement pas touché au design extérieur pour cette Gen 2, et c’est assumé. On retrouve la même silhouette symétrique compacte, les mêmes 68 grammes sur la balance, et surtout, ce fameux pattern en nid d’abeilles qui continue de faire débat.
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Des souris trouées en 2026 ? Pour quoi faire ?
Parce que oui, les trous sont toujours là. SteelSeries justifie ce choix en expliquant que c’est une vraie demande de certains joueurs aux mains moites, puisque ça favorise la ventilation et réduit la transpiration. Pourquoi pas. Sauf que ça reste discutable sur deux points. L’esthétique d’abord, puisque le look commence à accuser sérieusement son âge d’une mode dépassée face à des concurrents au design bien plus léché. Vient ensuite la durabilité. On se pose forcément la question de ce qui peut s’infiltrer dans ces ouvertures au fil du temps, même si SteelSeries a prévu le coup avec une certification IP54 baptisée AquaBarrier pour protéger les composants internes des projections d’eau et de la poussière.
L’autre argument brandi pour défendre les trous, c’est la possibilité d’en profiter pour réduire le poids de la souris. Et là, il n’y a pas de comparaison avantageuse possible pour la souris de Steelseries, puisque la Razer Viper V4 Pro affiche 49 grammes sans le moindre trou. La Aerox 3 Gen 2, avec sa coque perforée pèse quand même 68 grammes sur la balance. Autant dire que l’argument ici ne tient plus.
Ceci dit, les plastiques semblent solides même si les finitions ne sont pas exceptionnelles, et la souris tient bien en main malgré son gabarit compact. On a droit à cinq boutons bien placés, deux clics principaux, une molette, un bouton DPI entre les deux clics principaux, et deux boutons latéraux. La connectique passe en USB-C, avec un câble tressé fourni dans la boîte ainsi qu’un adaptateur USB-C vers USB-A pour le dongle sans fil.
Des performances qui envoient
C’est vraiment sous le capot que la Gen 2 marque des points. SteelSeries a embarqué son capteur TrueMove 26K, qui monte jusqu’à 26 000 DPI avec une vitesse de 400 IPS et une accélération de 40G. C’est un bond significatif par rapport aux 18 000 DPI de l’ancienne génération, même si dans les faits, personne ne joue à 26 000 DPI. Ce qui compte vraiment, c’est la précision à des valeurs raisonnables, et là la souris est irréprochable. Le tracking est propre, sans décrochage, même dans les mouvements les plus brusques.
L’autre nouveauté technique majeure, c’est le passage à un polling rate de 4000 Hz en sans fil, là où la Gen 1 s’arrêtait à 1000 Hz. Concrètement, la souris envoie sa position à votre PC quatre fois plus souvent, ce qui se traduit par une latence réduite et des mouvements plus fluides. C’est utile en jeu, notamment sur les titres compétitifs où chaque milliseconde compte.
SteelSeries a aussi intégré un outil baptisé Sensitivity Optimiser dans son logiciel GG. En huit minutes de test guidé, il analyse la façon de jouer et détermine le DPI optimal pour l’utilisateur. C’est une vraie bonne idée, surtout pour les joueurs qui n’ont jamais vraiment creusé la question de leur sensibilité.
Le Bluetooth sur une souris gaming : encore rare, toujours utile
La Aerox 3 Wireless Gen 2 propose trois modes de connexion : filaire USB-C, sans fil 2,4 GHz via dongle, et Bluetooth 5.0. Ce dernier reste encore aujourd’hui une exception dans le monde des souris gaming, la grande majorité des fabricants se contentant du duo filaire/2.4 GHz.
L’intérêt du Bluetooth, c’est avant tout la polyvalence. Pas besoin de dongle, pas de port USB mobilisé : la souris se connecte directement à un laptop, une tablette ou même un second PC en quelques secondes. C’est très pratique si vous utilisez la même souris pour jouer et pour travailler, ou si vous la trimbalez souvent. En bonus, l’autonomie grimpe à 200 heures en Bluetooth contre 120 heures en 2,4 GHz, ce qui en fait aussi le mode idéal pour les longues sessions bureautique. Évidemment, pour jouer en compétitif, on reste sur le 2,4 GHz qui garantit une latence minimale, mais avoir le choix est toujours appréciable.
Une autonomie généreuse, avec un bémol
L’autonomie est l’un des gros arguments de cette Gen 2. En 2,4 GHz avec un polling rate à 1000 Hz, SteelSeries annonce jusqu’à 120 heures. En Bluetooth, on monte même à 200 heures. C’est honnête.
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Par contre, si on active le polling rate à 4000 Hz, la durée de vie chute à environ 35 heures. Ce n’est pas catastrophique, mais c’est à prendre en compte si vous comptez profiter pleinement des perfs de la bête sans avoir à recharger toutes les semaines.
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