Michael Bay chapeaute la série Transformers depuis ses débuts au cinéma en 2007. Après une pause de trois ans pour tourner Pain and Gain, le réalisateur fan des explosions revient pour un quatrième opus de la saga robotique. Nouvelle histoire, nouveaux personnages, nouveaux enjeux, l’âge de l’extinction veut donner une nouvelle impulsion à la franchise. Et vous savez quoi ? C’est un film très stupide. Mais vous ne vous ennuierez pas devant ce spectacle affligeant.

Voici Cade Yeager, notre nouveau héros

Voici Cade Yeager, notre nouveau héros

Critique garantie sans spoilers

L’histoire ? Le spectateur s’en balance. Michael Bay s’en balance. La production s’en balance… Bref, tout le monde s’en balance. Un film Transformers, c’est des robots qui se foutent joyeusement sur la tronche pendant plus de deux heures. Certes, il y a bien un petit quart d’heure de mise en place, mais c’est tout. Le scénario enchaîne les clichés, les incohérences et les non-sens. Qui en a quelque chose à faire ? Sérieusement ?

Michael Bay… cet homme n’a aucune limite… Il veut des robots dinosaures ? Il les met. Il est comme ça, Michael. Il veut détruire une ville entière pour le plaisir des yeux ? Montrer des milliards d’explosions ? Nous gaver d’effet spéciaux ? Il le fait. Et il ne le fait pas dans la demi-mesure.

Nicola Peltz is the new Megan Fox

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Transformers 4 est une véritable montagne russe cinématographique. Pendant presque trois heures, le père Bay nous en met plein les yeux. Cette saga ne produit plus réellement des films, mais des attractions Disney. Est-ce un mal pour autant ? Non, si le spectateur sait exactement à quoi s’en tenir avant d’entrer dans la salle. Transformers, c’est ça.

Action porn

Si Michael Bay était devenu une caricature de lui-même sans s’en rendre compte au court de la saga Transformers, il continue dans cette voie pour ce quatrième volet. À une différence près. Cette fois, Bay a conscience de faire n’importe quoi, de livrer un spectacle aussi affligeant que jouissif. Mais il s’en fiche. Il fait un gros doigts aux amoureux du cinéma et au bon sens avec cette nouvelle production. On appréciera d’ailleurs une réplique du film qui aurait pu être citée par Bay en personne : « Le cinéma ne fait plus que des remakes à la con et des suites pourries, et alors ? ». Bref, Bay n’est pas là pour nous livrer du grand cinéma, et il en a parfaitement conscience en ne se prenant pas au sérieux une seule seconde.

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Que ce soit les plans ralentis sur les méchants très méchants, les actrices à la plastique avantageuse filmées comme des objets, des explosions si fréquentes que ça frise l’indécence, des placements de produits putassiers, Bay fait du Bay. Il abuse de ces effets et il n’en a rien à cirer. À ce niveau là, c’est presque du génie.

Nouveau départ

Vous avez aimé les précédents Tranformers ? Vous pouvez les oublier. Si cette saga n’efface pas non plus la première trilogie, elle ne la prend pratiquement pas en compte. Sam Witwicky ? Connaît pô. Dites bonjour à notre nouveau héros, Cade Yeager (Mark Whalberg). De même, les Autobots se refont une beauté pour ce nouvel épisode. Nous retrouvons des têtes connues, mais leur look a un peu changé. Il faut bien vendre des jouets, vous comprenez…

Tout commence quand Cade trouve un mystérieux camion...

Tout commence quand Cade trouve un mystérieux camion…

Pour le reste, le scénario est volontairement misérable. Les dialogues (affligeants) ne sont là que pour combler le vide entre deux scènes d’action. Les méchants ? Ils sont juste très méchants. Les méchants robots veulent juste détruire notre bon vieille Terre et les méchants humains veulent juste se faire du fric. Du classique, quoi. Ah oui ! Il y a une Chinoise dans le film. Et comme elle est Chinoise, elle sait faire du Kung-Fu. Un film de Michael Bay sans un peu de racisme ordinaire, ce ne serait pas vraiment un film de Michael Bay…

Concernant les acteurs, ils sont un peu inégaux. Mark Whalberg ne sait que jongler entre deux expressions pendant trois heures, mais on admirera tout de même le fait qu’il ait réalisé la plupart des cascades lui-même. Nicola Peltz, qui joue sa fille, n’a jamais plus de considération qu’un objet. Vous vous souvenez de la manière dont Bay avait filmé Megan Fox dans les deux premiers films ? Bah là, c’est pareil.

Les effets spéciaux sont toujours aussi impressionnants

Les effets spéciaux sont toujours aussi impressionnants

On sent tout de même T.J. Miller et Jack Reynor un peu plus impliqués. Si le premier nous refait exactement son rôle de la série Silicon Valley et sert de comic relief pendant une partie du film, Reynor essaie de se dépatouiller comme il peut, en faisant parfois un peu trop. Notons également la composition de Stanley Tucci en PDG excentrique qui semble s’éclater comme un petit fou et qui surnage un peu dans ce casting.

Verdict

Transformers L’âge de l’extinction est un film con. Un film très très con. Mais ce serait mentir de dire que le spectateur s’ennuie devant cette débauche d’explosions et de stupidité. Ce film est un peu comme une boîte de chocolats. On sait qu’on ne doit pas taper dedans, que ce n’est pas bien, mais on le fait quand même et on ressent un plaisir coupable. Vous ne ressortirez pas grandi d’une projection de Transformers 4. Vous ne ressortirez pas plus intelligent ni même plus instruit. Mais vous aurez passé un bon moment. Sachant que c’est l’unique but de Michael Bay, le réalisateur a réussi son pari, non ?

Michael Bay fait tout péter

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