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Les créateurs de Transformers ont envoyé un robot sur la Lune

Il tient dans la paume de la main, pèse moins qu’une canette de soda vide et n’a travaillé que pendant 100 minutes sur la Lune. Pourtant, le petit rover japonais SORA-Q a rempli sa mission. Mieux encore : il pourrait inspirer une nouvelle génération de robots explorateurs chargés de se faufiler là où les gros engins spatiaux ne passent pas.

Les robots envoyés dans l’espace ont généralement un point commun : ils sont coûteux, complexes et plutôt imposants. SORA-Q suit une autre philosophie. Ce minuscule rover développé par l’agence spatiale japonaise JAXA avec l’université Doshisha, Sony et Takara Tomy ne mesure que 8 centimètres de large pour 250 grammes.

De la boîte à jouets à la Lune

À première vue, il ressemble davantage à un gadget qu’à un véhicule d’exploration. Avant son déploiement, il prend même la forme d’une petite sphère. Une fois sur la Lune, il s’ouvre en deux et déploie ses roues pour commencer son travail.

Cette transformation n’a rien d’un hasard. Takara Tomy, partenaire du projet, est surtout connu pour ses jouets et notamment pour avoir participé à l’essor des Transformers dans les années 1980. Les ingénieurs ont repris plusieurs mécanismes inspirés du monde du jouet pour concevoir un robot capable de changer de forme tout en restant extrêmement compact.

SORA-Q a voyagé jusqu’à la Lune à bord de l’alunisseur SLIM de la JAXA. Mais à son arrivée en janvier 2024, tout ne s’est pas passé comme prévu. À la suite d’un problème de propulsion, SLIM s’est retrouvé dans une position inattendue à la surface lunaire, ce qui a fortement limité ses opérations. C’est là que le petit rover est entré en scène.

En se déplaçant autour de SLIM, SORA-Q a capturé plusieurs images qui ont permis aux équipes au sol de comprendre précisément ce qui était arrivé à l’alunisseur. Les clichés ont notamment montré que les panneaux solaires de l’appareil n’étaient pas orientés comme prévu.

Le rover disposait de plusieurs capteurs, de caméras embarquées et de logiciels lui permettant de se déplacer de manière autonome. Il était également capable de détecter certaines anomalies de fonctionnement et de tenter de les corriger sans intervention humaine. Selon l’étude publiée dans Science Robotics, SORA-Q est resté actif pendant environ 100 minutes sur la surface lunaire.

Une partie des données s’est toutefois perdue lors des transmissions vers la Terre, un rappel que même les petites missions spatiales doivent composer avec des contraintes très réelles. La fin de l’aventure est arrivée lorsque le rover a perdu le contact avec son système relais, probablement parce que sa batterie arrivait en bout de course.

Pour les chercheurs, l’expérience reste néanmoins très positive. L’objectif n’était pas de concurrencer les grands rovers martiens ou lunaires, mais de tester une autre approche de l’exploration. C’est réussi !

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