PAL #64 – Le marché de l’occasion est-il un frein dans l’industrie du jeu vidéo ?

Par Gaylord le

A en juger vos réactions sur les propos de Denis Dyack sur le marché de l’occasion, ce modèle est nécessaire dans le budget du joueur moderne. Entre les DLC, les éditions collector, le dématérialisé et les nouvelles consoles régulièrement mises sur le marché, les jeux de seconde main peuvent être une béquille utile pour le joueur touche-à-tout. Et c’est sans compter les smartphones et tablettes, nouvelles plate-forme de jeux en masse.

Selon moi, l’occasion n’est pas à pointer du doigt. Le problème vient de l’explosion de l’offre sur consoles et la multiplication de jeux qui en découle, abordant souvent les mêmes thèmes en boucle. Des jeux comme Resident Evil 4 ou God of War sont loin de nous prouver le contraire, tant des réflexes comme la caméra à l’épaule ou les QTE violentes sont l’apanage du jeu moderne. Peu importe le reste, du moment que le jeu répond à un gameplay tendance, à une habitude de joueur. Dans cette profusion de l’offre, que les jeux soient de qualité ou non, une partie d’entre eux part d’ores et déjà perdants et finissent dans les bacs à occaz.

Un problème que les éditeurs combattent en lorgnant de plus en plus du côté des pass online. Une partie du gameplay en moins, voire carrément un mode entier disparaît pour le second utilisateur du jeu, bridant de ce fait l’expérience de jeu pour qui ne donne pas d’argent directement à l’éditeur. La levée de bouclier sur Batman : Arkham City pointent du doigt ce genre de dérive, perçu à juste titre comme une punition et non comme une solution.

Et quand on parle de jeux trop chers, la durée de vie devient l’argument numéro un contre le paiement d’un jeu plein pot. Jouer entre six et quinze heures (dans les meilleurs des cas) incite de plus en plus le joueur à prendre du recul et faire des choix.

Là où je suis d’accord avec ce cher Denis, c’est sûr la métamorphose évidente de l’industrie du jeu vidéo. Le modèle des jeux indépendants, dématérialisés, des remakes HD, tout ceci entre en ligne de compte dans le renouveau d’une industrie qui doit chercher d’autres pistes pour gagner de l’argent, à l’instar d’initiatives ponctuelles (visant à se généraliser) comme le projet Kickstarter. Sur la simple promesse de fortes personnalités derrière le développement avec des jeux à succès dans leur C.V., un jeu dont on ignore absolument tout a engrengé plus de 3 millions de dollars de budget de développement uniquement grâce aux dons.

Et vous, que pensez-vous du marché de l’occasion ? Concrétise-t-il pour vous une dérive de notre industrie ou vous permet-il d’être plus réfléchi avant de passer à la caisse ? Racontez-nous vos habitudes de joueurs et votre façon de gérer votre budget dans ce parole aux lecteurs !

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