Canon EOS M, l’hybride de la marque rouge

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Par Anh Phan le

Voilà, après Nikon, il ne manquait plus que Canon et c’est maintenant chose faite. Après les rumeurs de la semaine dernière, Canon vient d’annoncer officiellement son entrée sur le marché des Compacts à Objectifs Interchangeables ou hybrides avec le nouvel EOS M, preuve donc que le segment est plus que mature et que le virage pris par Panasonic et Olympus avec le Micro 4/3 était le bon.

Le Canon EOS M vous propose donc un capteur CMOS APS-C de 18 Mégapixels (c’est celui donc de l’EOS 650D donc on sait à quoi s’attendre sur la qualité photographique), une nouvelle monture EF-M (compatibles avec les objectifs à monture EF via un adaptateur), un processeur DIGIC V, une sensibilité allant de 100 à 12800 ISO (ext. à 25600 ISO), un AF par détection de contraste mais aussi par détection de phase sur le centre du capteur, une vitesse en rafale de 4,3 fps, un écran ClearView II tactile de 3″ avec une résolution de 1,04M de points, des modes scènes et des filtres artistiques, l’enregistrement de vidéos en Full HD 1080/24/25/30 au format MPEG-4 H.264, un micro stéréo, une entrée Micro, une sortie HDMI, une sortie USB 2.0un port mémoire SD/SDHC/SDXC, le tout dans 109x66x32mm pour 402g (avec batterie). Pour de ce qui est de la bague d’adaptation EF, elle permettra d’utiliser l’AF et tout et tout sur les objectifs EF. On finit sur le flash externe, le SpeedLite 90EX, livré en standard et qui fonctionne avec deux piles AA mais aussi sur toute la gamme EOS.

Comptez 899€ en kit avec un 18-55mm, 1099€ en kit avec le 18-55mm et le pancake 22mm F/2 ou encore 1000€ en kit avec le pancake 22mm F/2 et la bague d’adaptation EF. On notera les coloris en noir, argent, rouge et blanc, les objectifs seront toujours en gris foncé.

L’EOS M vise clairement le grand public comme l’a fait Nikon avec sa gamme Nikon 1, tout ça pour ne pas vampiriser son propre marché des réflex d’entrée de gamme. Du coup, on se retrouve avec une interface utilisateur pensée pour le grand public et non pour les amateurs experts. Ces derniers avaient pesté contre Nikon à ce sujet et risque de le faire aussi avec Canon, mais le grand public apprécie et quand on voit les ventes des Nikon 1, c’est un parti-pris qui fonctionne. Par contre, Canon, tout comme Nikon et Sony, devront accélérer le mouvement sur les objectifs qui restent un peu le talon d’Achille des gros mastodontes de la photo sur le marché des hybrides.