Sweetie, petite fille virtuelle, fait condamner un pédophile Australien

Général

Par Elodie le

L’année dernière naissait Sweetie, petite fillette philippine de 10 ans, conçue à l’initiative de l’ONG Terre des Hommes pour débusquer les pédophiles qui sévissent sur la toil. 20 000 prédateurs avaient mordus à l’hameçon de cette fillette virtuelle, aujourd’hui, l’un d’eux vient d’être condamné à une peine de prison ferme.

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Dix semaines durant laquelle Sweetie avait servie de vitrine pour traquer les pédophiles sur la toile. Parmi les 20 000 hommes tombés dans le piège, 1000 avaient pu être identifiés et leur profil transmis à Interpol. Scott Robert Hansen, 38 ans, est l’un des 46 Australiens qui s’étaient laissés berner selon Libération qui rapporte les informations de news.com.au délivrées ce mercredi 22 octobre. 11 Français figureraient également parmi les 1000 profils identifiés.

Un tribunal de Brisbane vient donc de condamner l’Australien à 2 ans de prison ferme pour avoir « utilisé un fournisseur de services aux fins de communiquer de manière indécente avec un mineur de moins de 16 ans et pour possession de matériel à caractère pédophile » selon les propos du greffe à l’AFP. L’homme en question avait perpétré un acte sexuel face à sa webcam en pensant avoir affaire à une fillette de 9 ans, il lui avait même déclaré : « J’aime les filles asiatiques, es-tu prête pour un peu d’action ? » ou encore « Je suis nu, déjà vu un homme nu ? ».

Le fait que la victime soit une fillette virtuelle ne change rien : « Si vous croyez qu’il s’agit réellement d’une fillette de neuf ans, alors la loi s’applique, ça suffit », a estimé le magistrat.

Après 260 jours de détention provisoire (8 mois), l’Australien ne retournera certainement pas en prison et sera soumis à des soins obligatoires d’une période d’un an. Multi-récidiviste, il a déjà commis plus d’une dizaine d’actes répréhensible, comme dépeints dans News.com.au.

Pour identifier ces personnes, l’ONG Terre des Hommes avait précisé qu’il n’y avait rien de plus facile « vu que tout cela a lieu sur Internet, ils pensent que personne ne les observe, il a donc été facile de collecter des informations à leur sujet ».

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