[Impressions] PES 2016 : L’épisode de la maturité ?

Par Henri le

Si PES 2015 (notre test) marquait le véritable retour de Konami sur le devant de la scène footballistique, le prochain opus doit désormais confirmer. Et comme souvent, le diable se cache dans les détails.

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Ancienne gloire de la simulation sportive sur consoles de 6ème génération, la série Pro Evolution Soccer tente coûte que coûte de venir désarçonner FIFA, qui dispose pourtant de moyens bien plus conséquents. Sans bouleverser le schéma établi, PES 2015 a tout de même réussi à se faire une petite place (méritée) chez une partie des amateurs, profitant ainsi d’un FIFA 15 cette année en demi-teinte (notre test). Cette première incursion, non dénuée de défauts, fut le point d’ancrage vers des améliorations plus subtiles, qui devraient logiquement arriver avec le nouvel épisode.

Cette édition 2016 reprend donc les bases du titre précédent, mais se focalise sur les points faibles que nous constations l’année dernière. L’aspect graphique du soft, plutôt décevant pour un jeu next-gen, a fait l’objet de quelques arrangements intéressants. Les visages tirent toujours habilement parti du Fox Engine, mais l’aspect général des joueurs n’a pas vraiment changé. En revanche, on profite enfin d’un vrai gazon, dont la texture a été nettement améliorée. La météo dynamique (le temps peut changer en cours de partie) et les effets de lumières apportent un plus, notamment lors des matches en plein jour. Da manière générale, on peut dire que le titre adopte une image un peu plus colorée, ce qui n’est pas pour nous déplaire. On ne peut pas pour autant dire que le titre impressionne visuellement, mais il se rapproche de ce qu’on peut attendre sur console next-gen.

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La vraie avancée réside dans la multiplication des animations, éléments absolument essentiels pour accentuer le réalisme des rencontres. Konami a d’ailleurs annoncé qu’il y en avait désormais trois fois plus que l’opus précédent. Cela se ressent lors des contrôles orientés, les tacles, mais aussi les frappes, bien plus agréables. Les collisions sont également moins « robotiques ». Les joueurs trébuchent, posent la main au sol, peuvent retenter de prendre le cuir… En règle générale les défenses sont un peu moins inertes qu’avant, et les joueurs ont tendance à mettre le pied pour éviter de laisser passer une passe en profondeur partie sur 30 mètres. Il reste toujours quelques imprécisions, mais on a l’impression que les phases rapides de jeu, comme les contre-attaques, sont moins « flottantes » qu’auparavant.

Il faudra pratiquer un peu plus pour évaluer l’intérêt d’autres nouveautés annoncées, comme la gestion de la domination aérienne, l’I.A. remaniée des gardiens ou la qualité des nouveaux modes (Ligue des Masters, MyClub…), mais on peut globalement dire que ces nombreux petits changements laissent présager d’un jeu plus fluide et équilibré.

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Si détrôner le concurrent ne semble pas à l’ordre du jour, PES 2016 continue d’évoluer à son rythme, et propose un gameplay un poil plus technique. Il pourrait donc s’avérer être un bon choix pour les joueurs fatigués de certaines mécaniques de FIFA, ou ceux qui ont été séduits par l’épisode précédent.

PES 2016, c’est sur PC, Xbox One et PS4, le 17 septembre 2015. Une démo est annoncée pour le 13 août.