La compagnie néo-zélandaise Air New Zealand s’apprête à lancer une cabine de couchettes accessible aux passagers, même en classe éco. Un concept inédit, attendu depuis des années, qui va enfin prendre son envol, et vous permettre de passer des longs courriers moins éprouvants.
Des avions couchette
Sa solution s’appelle l’Economy Skynest, elle sera disponible à la vente à partir du 18 mai 2026. Les premiers vols équipés sont prévus en novembre de la même année. Pour un supplément de 495 $ néo-zélandais, soit environ 248 € au cours actuel, un passager de classe économique ou premium économique pourra réserver une session de quatre heures dans l’un des six pods installés à bord de certains Boeing 787-9. Ces couchettes sont disposées en lits superposés sur trois niveaux, dans une zone dédiée aménagée entre les deux cabines. Il n’est pas question d’un surclassement, mais bien d’une sieste monétisée à 250 € les quatre heures.
L’espace en question ressemble davantage à une capsule fonctionnelle qu’à une chambre d’hôtel. Un matelas, des draps changés entre chaque passager, un oreiller, une couverture, un rideau pour l’intimité, des prises USB-A et USB-C pour charger son téléphone… La compagnie fournit aussi un kit comprenant un masque pour les yeux, des bouchons d’oreille, des chaussettes et des soins cosmétiques. Aucune collation n’est autorisée, le service est accessible à partir de 15 ans, et chaque pod ne peux accueillir qu’une seule personne à la fois. Pur rejoindre le Mile High Club, il faudra repasser.
Le réveil est géré par la compagnie elle-même. Les lumières se rallument progressivement quelques minutes avant la fin de la session. Si le passager ne réagit pas aux notifications affichées sur l’écran, l’équipage vient le chercher pour préparer la session suivante. Dans un premier temps, deux sessions sont prévues par vol, ce qui signifie que douze passagers au maximum pourront utiliser le dispositif sur une même rotation.
Un produit commercial autant qu’un argument touristique
La logique d’Air New Zealand dépasse le simple gadget premium. Pour un pays aussi isolé géographiquement, la longueur des vols constitue un frein réel à l’attractivité touristique. L’enjeu est loin d’être anodin : le tourisme représente 46 milliards de dollars néo-zélandais pour l’économie du pays. Rendre supportables des vols de plus de 16 heures revient, dans cette logique, à rendre la destination elle-même moins intimidante pour les voyageurs long-courriers.
La vraie question que se posera chaque passager éligible reste cependant celle du prix :est-ce que quatre heures de sieste valent vraiment 248€ de supplément ? Air New Zealand parie que la fatigue finira par faire pencher la balance, et l’argument n’est pas sans fondement.
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