Les études montrent que Call of Duty rend plus intelligent que Dr Kawashima

Par Corentin le

Kawashima Okay

On parle souvent de l’effet des jeux vidéo sur le cerveau des enfants et des adultes. Si les chercheurs se battent pour savoir s’ils rendent plus ou moins violent, s’ils conduisent plus ou moins à des comportements d’addiction, un article scientifique essaye quant à lui de changer le paradigme de pensée sur la manière d’aborder ce média.

Publié dans le numéro d’octobre 2015 de la revue Policy Insights from the Behavioral and Brain Sciences, l’article The Impacts of Video Games on Cognition, cherche à lever la standardisation qui est souvent faite concernant les loisirs vidéoludiques. Ce texte réalisé par les docteurs C. Shawn Green et Aaron R. Seit affirme qu’étant donné qu’il n’y a pas qu’un seul type de jeu vidéo, il serait maladroit d’affirmer qu’ils auraient tous les mêmes effets sur le cerveau des joueurs.

« L’appellation “jeux vidéo” s’applique à des centaines de types d’expériences disparates. Elles vont du jeu de cartes numérisé à des mondes fantastiques et richement détaillés, de l’activité purement solitaire à des activités auxquelles participent des centaines d’autres personnes, etc. Une analogie pratique serait celle de la nourriture. Personne ne posera jamais la question : “Quel est l’effet de l’absorption de nourriture sur le corps ?” À la place, il est admis que les effets de certains types de nourriture dépendent de leur composition comme son nombre de calories ; son pourcentage de protéines, de graisses et de glucides ; son apport en vitamines et minéraux ; et ainsi de suite. »

L’article rapporte que les jeux d’actions impliquant des cibles rapides qui entrent et sortent du champ de vision incitent les joueurs à prendre des décisions rapides. Ils auraient ainsi un impact positif sur les capacités cognitives des joueurs qui les pratiquent. D’un autre côté, les chercheurs expliquent également que les jeux « d’entraînement cérébraux » (comme Dr Kawashima, Cerebrale Academy, etc.), apportent très peu des qualités qu’ils affirment délivrer.

Quant aux capacités du maintien de l’attention, notamment en classe, les études citées par l’article montrent que les jeux d’action « sont soit associés à l’amélioration soit à l’absence de changement » de ces capacités. D’un autre côté, une autre étude montre qu’un excès de jeux vidéo (dans leur ensemble) peut avoir un impact négatif sur ces capacités. Cela abonde encore dans le sens que différents types de jeux vidéo ont différents effets sur les fonctions cognitives des joueurs.

L’article évoque également les bénéfices d’apprentissage que peuvent apporter les jeux vidéo. Bien plus efficace que les méthodes classiques d’enseignement, ils permettent d’améliorer les capacités d’assimilation des joueurs, car ils se retrouvent sans cesse confrontés à des situations toujours différentes.

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