Berenson est un robot qui critique des œuvres d’art

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Par Zacharia G le

L’exposition Persona : Étrangement Humain au musée du Quai Branly à Paris a reçu un drôle de visiteur. Ce robot affublé d’un chapeau, d’un manteau et d’une écharpe, parcourt le musée et exprime son contentement ou son dégoût devant les différentes œuvres.

Si quelque chose lui plaît, il sourit. Sinon, il fronce les sourcils, fait la grimace et s’enfuit. Le mode d’expression de ce robot est simple, mais clair. Pour juger, il analyse ce qu’il voit et utilise ce qu’il a appris sous la supervision d’un humain. Il a ainsi appris à associer l’esthétisme sur le point de vue d’autrui. Il observe aussi les réactions des personnes autour pour mieux compléter son analyse.
De plus, il se dirige naturellement vers les objets qu’il “préfère”, selon ce que son réseau neuronal a enregistré comme beau ou non. Ce n’est pas le premier robot à simuler des émotions, mais Berenson n’en est pas moins une tentative de donner un goût à un robot.

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Une caméra est installée dans son oeil gauche et les images (en noir et blanc) sont envoyées dans un ordinateur derrière les murs du musée. Dans la vidéo, les cercles rouges indiquent ce qu’il n’aime pas et les verts, ce qu’il “aime”. D’ailleurs, môsieur a l’air difficile à satisfaire.

Berenson est développé depuis 2011 sous la direction de l’ingénieur en robotique Philippe Gaussier et l’anthropologue Denis Vidal, dans le cadre de la thèse d’Ali Karaouzene.

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