Passer au contenu

Test Roborock Saros 20 Neo : le meilleur du Saros 20 pour moins cher

8 min
0 commentaire
Partagez

Le Roborock Saros 20 Neo reprend l’aspiration de 36 000 Pa et le châssis AdaptiLift 3.0 du Saros 20, et il y ajoute un télémètre laser qui se rétracte pour passer sous les meubles bas. Nous l’avons testé durant plusieurs semaines, voici notre verdict.

Roborock a présenté le Saros 20 Neo à l’IFA de Berlin, début septembre 2026, et l’a mis en vente dans la foulée au prix de 1 299 euros. Le Saros 20, que nous avions déjà testé, est toujours vendu à 1 499 euros, soit environ 200 euros de plus que le Neo à prix normal. Il faut dire que le Neo est un assemblage de trois modèles de la gamme, puisque ses serpillières rotatives viennent du Saros 20, sa navigation du Saros 20 Sonic et sa station du Saros 20 Flow. Je l’ai testé chez moi, dans une maison de 80 m² et voici ce que je peux en dire.

Roborock Saros 20 Neo au meilleur prix Prix de base : 1 299 €

Design, contenu de la boîte et installation

Le robot existe en blanc et en noir mat, mais nous avons reçu la version noire qui s’intègre plus facilement dans un intérieur. La station offre des courbes douces, des finitions soignées et moins de jointures que sur les générations précédentes. Elle mesure 40,2 cm de large, 49,4 cm de profondeur et 45 cm de haut, et chez moi elle a trouvé sa place entre un meuble et une porte, à condition de lui laisser du dégagement au-dessus et devant. Le câble d’alimentation sort directement à l’arrière, sans rangement prévu.

Roborock fournit beaucoup d’accessoires pour ce prix et c’est une première. On retrouve ainsi trois jeux de serpillières supplémentaires, plusieurs sacs à poussière, des filtres de rechange, une brosse principale et une brosse latérale de rechange, ainsi qu’un flacon de 200 ml de produit nettoyant. Il n’y a donc rien à racheter au départ. Pour l’installation, j’ai posé la station contre un mur, fixé la rampe, rempli les réservoirs, connecté le robot à l’application puis lancé la première cartographie. Il m’a fallu entre 5 et 10 minutes en tout, et l’application m’a proposé une mise à jour du logiciel avant le premier cycle, que je vous conseille de faire.

Un robot de 7,98 cm qui passe sous les meubles bas

Le Saros 20 Neo mesure 7,98 cm de hauteur, LiDAR rentré. Roborock indique qu’il peut passer sous des meubles de 7,95 cm grâce à une légère compression de sa partie avant, en précisant qu’il y a alors un risque de rayure. Le LiDAR se range vers l’arrière, et c’est un petit capteur placé à l’avant qui lui signale l’arrivée d’un meuble bas. Chez moi, le robot est passé sous une table basse à pieds de 10 cm sans même rentrer sa tourelle, et il a atteint le dessous de meubles où mon ancien robot ne passait pas, par contre mon canapé, particulièrement bas, est resté hors de portée.

Le LiDAR rétractable RetractSense

C’est le système de navigation qui fait la différence avec le Saros 20. Roborock l’appelle RetractSense, et il associe un télémètre laser dont la tourelle se rétracte quand le robot passe sous un meuble, une caméra RVB, un éclairage structuré et le capteur latéral VertiBeam. La marque annonce la reconnaissance de plus de 300 types d’objets. Quand il est sorti, le LiDAR scanne à 360°, et une petite ouverture à l’arrière aide le robot à se repérer pour ressortir de dessous un meuble.

En ce qui concerne la navigation, mon constat est positif, avec quelques ratés. La cartographie et les trajets m’ont paru très bons dans l’ensemble, et le Neo a évité les câbles, les chaussures et les jouets. Il s’est tout de même trompé à quelques reprises. Une chaussette posée sur un tapis lui a échappé, il a roulé sur un câble par le bord, et sa brosse latérale s’est coincée une fois dans l’anse d’un sac en toile. Il lui est aussi arrivé de marquer des pauses pour s’orienter, de faire des allers-retours inutiles autour d’un tube ou de mettre du temps à choisir son chemin entre des pieds de chaises. J’ai dû le récupérer à la main à deux reprises pendant mon test, et les fausses alertes que j’avais à la première mise en service ont disparu avec les mises à jour. Sa navigation reste donc un cran en dessous de celle du Saros 20.

Face à des objets plus inhabituels, le Neo reste efficace sur la plupart des obstacles, mais il peut encore pousser un objet plat posé au sol ou ignorer une très petite pièce, et devant un miroir posé au sol, il fait moins de demi-tours que d’autres modèles.

Le franchissement de seuils, ce qui m’a le plus bluffé

C’est le point sur lequel le Saros 20 Neo m’a le plus marqué. Le châssis AdaptiLift 3.0 soulève le robot en deux temps pour franchir un premier obstacle de 4,5 cm puis un second de 4,3 cm, soit 8,8 cm au total d’après Roborock, qui dit avoir testé plus de 20 000 franchissements en interne. Chez moi, il n’y a qu’un seul seuil, d’environ 5 cm, et le Neo l’a franchi avec une facilité qui m’a vraiment bluffé. Il a aussi grimpé sans hésiter la rampe d’un garage, une petite marche et un seuil improvisé, mais il ne monte évidemment pas un escalier. Dans l’application, il est possible de dessiner les seuils sur la carte.

Ce double franchissement demande tout de même un peu de sol plat entre les deux obstacles, et la descente d’un seuil en deux étapes n’est pas toujours élégante, le robot pouvant s’y reprendre à deux fois.

Tapis et moquettes

Les serpillières se relèvent quand le robot détecte un tapis, et la marque annonce un franchissement de tapis jusqu’à 3 cm d’épaisseur. Le châssis se soulève pour suivre la hauteur du tapis, et le robot passe bien sur les bords pour les nettoyer. Pour chaque tapis dessiné sur la carte, l’application permet de choisir s’il doit être aspiré, avec ou sans serpillières. Les tapis très fins ont été le point faible du robot chez moi, car il les détectait mal, peinait à monter dessus et en a retourné un à plusieurs reprises. Sur mon tapis à poils longs, sa brosse latérale, qui ne se relève pas, s’est enroulée et j’ai dû le libérer. Son traitement des tapis n’a pas toujours été le même d’un cycle à l’autre non plus, puisqu’au second passage il a choisi de laisser ses serpillières à la station pour certains tapis, comme mon paillasson et de simplement les relever sur d’autres.

Aspiration

L’aspiration repose sur le moteur HyperForce de 36 000 Pa, le même que celui du Saros 20, avec des brosses de type DuoDivide et une brosse latérale qui se déploie dans les angles. Elle m’a paru très bonne, et je ne l’ai jamais prise en défaut pendant mon test. Du muesli renversé a été aspiré en un seul passage, et les cheveux comme les poils de chat ne se sont pas enroulés dans les brosses, y compris sous un lit bas et sur le tapis à poils longs. Dans un angle, il a atteint cinq grains de maïs sur cinq mais en a laissé un, et de la poudre de café est restée en place.

Sur un sol dur, le Neo récupère pratiquement toutes les saletés, et le taux reste au-dessus de 90 % sur un tapis à poils longs d’après des mesures publiées. Il est en revanche moins à l’aise avec la farine sur moquette, dont il laisse une bonne partie, et il ne retire presque rien des rainures profondes d’un parquet.

Au niveau de l’autonomie, Roborock annonce jusqu’à 350 m² par charge. Sur un rez-de-chaussée de 80 m², le robot a terminé son nettoyage, puis a fait un second passage complet avec la même charge.

Lavage

Le lavage est assuré par deux serpillières rotatives, qui tournent à 200 tours par minute avec une pression maximale de 14 newtons d’après Roborock. Je l’ai trouvé correct, sans plus. C’est la partie où le Neo m’a moins convaincu que sur l’aspiration, et c’était déjà le cas du Saros 20, dont nous avions écrit que le lavage n’était pas le meilleur de sa catégorie.

Il a décollé du beurre de cacahuète séché et de la sauce tomate, et il a bien identifié la boue, le ketchup et un café frais comme des salissures humides. Sur un verre de menthe renversée en grande quantité, environ la moitié, il a tout nettoyé en un passage, mais seulement à 60 ou 70 %, car ses serpillières étaient trop imbibées, et il n’est pas retourné à la station pour les rincer alors que c’était justement utile avec un liquide sucré. Il a aussi pris de la confiture pour une saleté sèche, l’a aspirée puis étalée. Sur des taches séchées, il a repéré des traces de pas et un texte écrit sur un sol structuré, où il est passé plus longuement, tout en laissant des résidus de ketchup et de café que j’ai retrouvés sur un chiffon blanc. Le long des bords, il a atteint quatre traits sur quatre, mais en a seulement étalé un. Sur une tache légère, il a lancé de lui-même un second passage.

Pxl 20261024 100718453.mp

La serpillière droite sort sur le côté pour longer les pieds de chaises et les plinthes, mais la brosse latérale, qui ne se relève pas, a frotté dans une flaque de café. Le Saros 20 Flow Complete, vendu 1 300 euros, fait un peu mieux sur ces taches. À noter que les serpillières rotatives sont plus silencieuses qu’un rouleau, ce qui est appréciable quand on lance un cycle.

La station

La station vide le bac à poussière dans un sac et lave les serpillières à l’eau chaude, jusqu’à 100 °C selon Roborock, avant de les sécher à l’air chaud à 55 °C. La marque annonce 65 jours d’autonomie pour le sac, et la station distribue le détergent automatiquement.

Le bac de lavage des serpillières se retire facilement pour être nettoyé. Pour atteindre le réservoir de détergent et le sac, il faut en revanche retirer d’abord les deux réservoirs d’eau, ce qui est moins pratique. Le séchage fonctionne bien, et les patins étaient secs au toucher quand je les ai vérifiés. Le sac n’a pas eu besoin d’être vidé en un mois d’utilisation, et un lot de six sacs dure environ un an. Le réservoir d’eau propre est généreux, avec 4 litres, tandis que j’ai dû vider et rincer le réservoir d’eau sale dans la journée, car il commençait à sentir. Le flacon de détergent est petit (200 ml), mais je ne l’ai rempli qu’une seule fois. La vidange du bac est le moment le plus bruyant, et j’ai mesuré un pic à 77 dB(A) à un mètre, alors que le robot est discret pendant le nettoyage.

Application et réglages

L’installation en Wi-Fi m’a pris environ deux minutes, puis le robot a balayé l’étage pendant une dizaine de minutes. La cartographie est précise, et j’ai pu renommer, fusionner ou diviser les pièces. L’application permet d’enregistrer jusqu’à quatre cartes, de choisir entre aspiration seule, lavage seul, les deux en même temps ou l’un après l’autre, de poser des zones interdites et de lancer un mode après-repas. Le nettoyage de zone est précis, puisque quand je l’ai envoyé sur une flaque de lait d’amande dans la cuisine, le robot est allé droit dessus et l’a éliminée en un passage. Les photos des obstacles rencontrés sont placées sur la carte, et une caméra permet de surveiller un animal à distance. L’application propose toutefois beaucoup d’options et peut paraître chargée, le changement d’étage m’a demandé des manipulations manuelles, et la reconnaissance vocale de l’assistant Hello Rocky s’est révélée peu fiable. Le robot est compatible Matter, Apple Home, Google Home, Alexa et SmartThings.

Prix et disponibilité

Le Saros 20 Neo est disponible depuis le 4 septembre 2026 au prix de de 1 299 euros, mais vous pourrez surement l’avoir moins cher lors du Black Friday en fin d’année.

Roborock Saros 20 Neo au meilleur prix Prix de base : 1 299 €

Articles sauvegardés