Pour la Chine, Zuckerberg sacrifie ses hoodies

Business

Par Elodie le

Le boss de Facebook espère ouvrir les frontières chinoises à son réseau social, encore interdit en Chine. Et pour cela, il a remisé ses t-shirts et autres hoodies gris au placard.

zuckerberg_chine_hoddies

Mark Zuckerberg est en Chine. On pourrait vous parler de son footing quotidien au milieu d’un nuage de pollution ou encore de sa rencontre avec le chef de la propagande chinoise ou encore de son post Facebook relatant sa visite en Chine alors même que son réseau social est inaccessible dans l’Empire du Milieu, mais non, on vous parlera de ses T-shirts et hoodies gris, qu’il affectionne tout particulièrement.

Pourquoi ? Peut-être parce que cela démontre à quel point Zucky est prêt à sacrifier de sa personne pour faire entrer Facebook sur le marché chinois.

zuckerberg_hoddies

S’il est une chose communément admise, c’est que Mark Zuckerberg ne se défait jamais de ses t-shirts et hoodies gris. Quelque soit l’occasion, les rencontres ou rendez-vous.

S’exprimant depuis la Chine, Zucky a surpris son monde en portant un costume. Comme il a pu le faire lors d’un diner à la Maison Blanche ou pour recevoir un prix en Allemagne en février dernier ou lors de la visite du Premier ministre indien au siège de Facebook en septembre 2015. Bref, ce type d’apparition se compte sur les doigts d’une main dans une année.

Mais en matière de business, on ne rigole pas. Et en Chine les coutumes sont strictes, pas de friday wear ou de t-shirt pour les rendez-vous d’affaires, ce serait un manque de respect flagrant et ferait surtout capoter toute entreprise.

Zuckerberg a certainement pu charmer son auditoire en parlant le mandarin. Langue qu’il pratique depuis quelques années maintenant, elle figurait dans sa liste de résolution 2010, une partie de la famille de sa femme Priscilla ne parle que cette langue.

Si les officiels Chinois se sont montrés admiratifs des prouesses technologiques de Facebook, M. Liu, un membre du bureau politique chinois, a souligné l’importance d’une gouvernance de l’internet « avec des caractéristiques chinoises », rapporte le New York Times. Une référence voilée à la censure et la surveillance pratiquée en Chine.

Zuckerberg a pour sa part salué les efforts de la Chine pour construire un internet de pointe et a promis de travailler avec ses homologues chinois pour « construire un monde meilleur dans le cyberespace ».