Les données personnelles de 112 000 policiers français dans la nature

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Par Elodie le

De nombreuses données appartenant à la mutuelle des policiers ont été compromises et se retrouvent aujourd’hui dans la nature. Pas moins de 112 000 policiers seraient concernés par cette fuite.

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Adresses mail et postales, numéros de téléphone et autres renseignements personnels de quelques 112 000 policiers et leur famille, souscripteurs à la Mutuelle générale de la police (MGP) ont été frauduleusement récupérés.

Il ne s’agirait pas d’un piratage ordinaire puisque cette fuite de données serait l’œuvre d’un ancien collaborateur de la mutuelle, révèle RTL. « La MGP a été victime d’un acte malveillant de manière intentionnelle de la part d’un de ses collaborateurs », indique ainsi Benoit Briatte, le PDG de la MGP. « Ce fichier se trouvait sur un serveur sécurisé, uniquement accessible aux salariés habilités ». Cet ancien collaborateur aurait ainsi copié le fichier en question pour le stocker ensuite sur Google Drive.

Si la personne responsable de la fuite a d’ores et déjà été mise à pied, les services concernés auraient mis plus de 3 semaines avant de se rendre compte de la copie d’un tel fichier.

Une fuite qui inquiète le ministère de l’Intérieur, déjà échaudé par le contexte des dernières semaines : entre les violences policières dénoncées par les manifestants de la loi Travail, les violences subies par la police elle-même (la voiture incendiée notamment) et l’assassinat d’un policier et de sa femme à leur domicile par un homme se réclamant de l’État islamique, cette fuite tombe au plus mauvais moment et laisse craindre sa récupération par des personnes bien mal intentionnées.

Selon une source policière dont Le Figaro rapporte les propos : « Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing étaient adhérents de la MGP. Ils sont décédés le 13 juin, la fuite a eu lieu avant le 6… Pour le moment, on n’établit pas de lien mais on peut s’interroger » .

D’autant qu’un simple lien suffit à sa consultation. Sur demande de la justice, Google devrait supprimer le lien en question. Pour l’heure, rien n’indique que cela a été fait. Il est par ailleurs impossible de déterminer le nombre de personnes qui ont pu y avoir accès.

Une enquête approfondie est en cours.