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J’ai couru le Marathon de Paris avec l’IA, de la tech… et pas mal d’humain, voici ce que ça change vraiment

Les courbatures sont encore bien présentes mais le contrat est rempli. À l’aide d’une montre connectée, d’un coach à distance et d’un peu d’IA, la ligne d’arrivée du Marathon de Paris a été franchie. Récit d’une expérience à 360°.

Au poignet, la Garmin Forerunner 570 fait d’abord ce que j’attends d’elle : mesurer, enregistrer et structurer ma pratique sportive. Allure, fréquence cardiaque, charge d’entraînement, récupération… tout est là, à la fois accessible, lisible et rassurant. Elle capte des signaux, elle esquisse un profil, elle propose des estimations. Suffisant pour poser un cadre mais, pour dicter une stratégie, l’expérience humaine fait encore la différence. La technologie, c’est bien, mais c’est encore plus puissant lorsqu’elle s’inscrit dans un système plus large, où la donnée est analysée, mise en perspective puis transformée en plan d’action à l’aide d’un coach expérimenté. Ce fut en tout cas mon expérience sur le marathon de Paris.

Nolio, la Running Academy et la Forerunner 570

C’est ici qu’entre en scène l’application Nolio et le coach Thomas Chalet, cofondateur de la Running Academy avec Dorian Louvet. Si Strava est parfait pour partager avec la communauté ses performances réalisées, Nolio vient répondre, en amont, à un besoin grandissant : proposer une plateforme de mise en relation de coachs et de sportifs mais aussi de transmission des programmes d’entraînement directement à la montre connectée (large choix de marques) et d’analyse a posteriori.

La Running Academy fait partie des services qui vendent leurs abonnements via Nolio, et proposent un mix de coaching humain, de suivi à distance et en visio, de groupe WhatsApp communautaire… Tout passe par la plateforme et finit dans une montre connectée pour un prix qui commence à 59€ par mois avec suivi personnalisé. Après un entretien en visio pour que le coach connaisse le contexte – je suis bien plus traileuse qu’amatrice de bitume, je cours en moyenne entre 50 et 60 km par semaine, je ne cherche pas un chrono à tout prix mais plutôt à inscrire ce marathon dans un début de saison avant tout tourné vers l’UTMB. Maintenant qu’il a suffisamment d’infos, il peut me concocter un plan d’entraînement express.

Se laisser porter par la montre

Pour l’étape suivante, la Forerunner 570 de Garmin montre tout son intérêt. Elle récupère les entraînements automatiquement. C’est-à-dire que, chaque jour, il suffit que j’enfile mes baskets, que je lance ma montre et celle-ci affiche immédiatement l’entraînement prévu par le coach dans le calendrier. Pendant la session, celle-ci est séquencée selon les blocs prévus (footing lent, accélérations, répétitions, etc.), avec alerte par vibration et décompte sonore à chaque changement d’exercice.

Cela me permet de me focaliser uniquement sur ma course et le suivi des allures ou la fréquence cardiaque recommandée. En cela, l’intégration Garmin fonctionne parfaitement, de manière plus poussée encore que sur des marques concurrentes, selon mes observations. Bref, le trio s’articule de manière très fluide.

Garmin Connect+ : l’IA en soutien, pas en remplacement

En parallèle, sur l’application Garmin, l’abonnement payant Connect+ ajoute une couche d’analyse supplémentaire. À raison de 8,99€ par mois, après chaque séance, l’application ne se contente plus d’afficher des courbes. Elle contextualise à l’aide de l’IA. Elle met en relation les données pour donner un tableau de bord complet de sa santé et de ses performances : charge d’entraînement, sommeil, récupération… C’est intéressant de voir comment l’intelligence artificielle met cela en perspective, soulignant les progressions et les points d’amélioration

Dans les faits, ce n’est pas miraculeux mais cela agit comme un fil rouge. Une présence discrète mais constante, qui rappelle les équilibres à maintenir. Soigner davantage l’endormissement, penser à bien s’hydrater après un entraînement intense, être alerté quand un indicateur santé sort des clous…

Mieux structurer son alimentation

Connect+ intègre aussi tout un volet sur l’alimentation. Il suffit de renseigner ce que l’on mange (ou de prendre en photo son assiette pour une estimation) pour que l’outil affiche les répartitions en matière de macronutriments (glucides, lipides et protéines) et de calories. Cela nécessite une vraie discipline au quotidien mais peut se révéler intéressant pour faire un point sur son comportement alimentaire.

Dans mon cas, même en faisant attention à un apport équilibré, je me suis aperçue qu’il fallait que je pousse le curseur plus loin niveau protéines pour un apport optimal par rapport aux entraînements en vue du marathon, notamment avec les sorties longues de 2-3 heures le week-end.

Le jour J, retour à l’essentiel

Le jour du marathon, tout se simplifie. La Garmin Forerunner 570 devient un repère. J’ai intégré le parcours de la course puis, le matin, je lance le programme PacePro pour un guidage de l’allure tout au long des 42 km afin que je sois dans le bon tempo en fonction de mon objectif. J’ajoute une alerte toutes les 30 minutes pour penser à avaler un gel de manière régulière. Rien de plus. Le reste s’efface pour un retour à l’essentiel. Je sais pourtant que tout est sous surveillance pour dresser le bilan à la fin.

Et la montre a fait le job : dans la gestion du rythme, dans la capacité à ne pas partir trop vite sur les Champs-Élysées alors même qu’on démarre en faux plat descendant et que beaucoup lâchent les chevaux avec l’excitation de la foule. La montre aide à rester concentré sur l’objectif final. Pas besoin de réfléchir trop, elle alertera si un ajustement est nécessaire au cours de l’aventure.

Et alors ? Je franchis la ligne en 4h26. Pas un temps exceptionnel mais je visais 4h30 au mieux, avec l’idée de pouvoir repartir assez vite à l’entraînement après car les sentiers de trail m’attendent. La mission est donc entièrement remplie grâce au triptyque : le coach interprète, la montre structure et l’IA assiste sans décider.

Le lendemain, la montre met à jour son estimation de mes capacités sur marathon : 4h21. On verra pour l’an prochain !

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