Des chercheurs du MIT ont mis au point un dispositif pour communiquer avec un robot à la seule « force » de la pensée

Robots

Par Fabio le

Une équipe de chercheurs du Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory a mis au point une petite expérience démontrant qu’il est possible de dire à robot qu’il s’est trompé à la seule force de la pensée.

Aujourd’hui, pour contrôler ou communiquer une information à un robot ou un objet connecté (en domotique), on a bien souvent une télécommande (sur un smartphone par exemple). Mais on peut très bien imaginer, à l’heure prochaine du tout connecté, pouvoir contrôler l’ensemble des robots qui nous entourent juste en pensant à ce qu’ils devraient faire ou ne pas faire. Encore faut-il avoir l’équipement adéquat pour que les signaux envoyés par le cerveau humain soient « entendus » et compris par ce robot ou cet objet connecté.

Jouer avec les potentiels évoqués

C’est ce sur quoi travaille l’équipe du CSAIL qui a développé un dispositif pour interagir avec un robot nommé Baxter. Baxter a deux bras et il doit mettre des canettes dans les bacs devant lui. Ou plutôt il doit mettre ces canettes dans le bac « Train » et non pas dans le bac « Wire ». Quant à son interlocuteur humain, on lui a mis un électroencéphalographe sur sa tête. Celui-ci va servir à mesurer l’activité électrique de son cerveau par des électrodes placées sur le cuir chevelu.

Quand on détecte une erreur, celle du robot par exemple, notre cerveau subit une modification de son potentiel électrique (ou potentiel évoqué). C’est cette modification qui va être traduite vers le robot pour lui dire qu’il s’est trompé de bac. Alors le robot pourra changer son action en cours, et déposer la canette dans le bon bac

Lorsque vous regardez le robot, la seule chose que vous avez à faire c’est d’être mentalement d’accord ou pas d’accord avec ce qu’il est en train de faire. Vous n’avez pas à vous entraîner à penser d’une certaine manière, la machine s’adapte à vous, et pas le contraire. Daniela Rus, la directrice de CSAIL.

L’équipe de chercheurs essaie dès à présent de faire évoluer son modèle de manière à ce que le robot puisse répondre à des situations où plus de choix se posent à l’humain. Ce qui n’était qu’un fantasme il y a quelques années et bel et bien en train de prendre forme !

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