Être ivre dans une voiture autonome ? La commission nationale australienne du transport n’y voit pas d’inconvénients

Automobile

Par Fabio le

Si la voiture autonome, à son niveau le plus élevé d’autonomie, soulève nombre de problèmes éthiques (quelle responsabilité juridique est engagée en cas d’accident ?, par exemple), le comportement du passager à son bord est un sujet dont on parle moins mais auquel il faudra également penser.

Crédits : Mobileye

La National Transport Commission est un organisme australien indépendant qui a pour pré carré le secteur des transports. Pour cette commission, le passager d’une voiture totalement autonome n’a pas besoin d’être soumis aux restrictions en matière de taux d’alcoolémie au volant, auxquelles sont soumis les conducteurs de véhicules classiques. De son point de vue, la situation s’apparente à celle où un passager ivre prend un taxi (ce qui arrive souvent le samedi soir, à Paris). Pour elle, l’ébriété ne pose donc pas de problème à partir du moment où la voiture ne peut pas passer en mode manuel, ce qui exclut bien évidemment de l’équation les voitures semi-autonomes.

De nombreuses questions à résoudre

Plus encore, légiférer sur le sujet pourrait avoir des effets positifs sur la sécurité routière sachant que les conducteurs ivres pourraient être conduits en toute sécurité chez eux par leur voiture autonome (encore faut-il qu’ils en aient une). Si le tout-autonome n’est vraiment pas pour tout de suite, en dépit des nombreux efforts des constructeurs ces derniers temps, il est normal (et temps) que les organismes nationaux et internationaux débroussaillent les nombreuses questions que va poser la voiture sans chauffeur.

En attendant vous pouvez retrouver les recommandations de la National Transport Commission dans le rapport hanging driving laws to support automated vehicles.

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