Des chercheurs font décoller un robot insecte grâce à un rayon laser

Robots

Par Anne Cagan le

A peine plus large qu’une mouche, le Robofly pèse le poids d’un cure-dents.  

Crédit Mark Stone/University of Washington

On pourrait croire que faire décoller un robot insecte est chose facile quand on sait faire voler des avions. La mission est en fait loin d’être simple. Comme l’expliquent ces ingénieurs de l’Université de Washington, “Le battement des ailes pose un défi. Cela consomme de l’énergie. La source d’alimentation et le contrôleur commandant les ailes sont tous les deux trop gros pour être installé sur ce petit robot”. L’équipe a cependant trouvé une solution à ce problème : le laser. Le RoboFly est en effet équipé d’une cellule photovoltaïque capable de transformer en électricité, l’énergie d’un rayon laser pointé sur elle.

Faire battre les ailes du RoboFly

Comme le précise le communiqué de l’université, “le laser seul, ne fournit pas assez de volts pour faire bouger les ailes”. L’équipe a donc conçu un circuit capable de booster les 7 volts qui sortent de la cellule aux 240 volts nécessaires au vol. Elle a également ajouté à ce circuit un micro-contrôleur.

“Il agit comme le cerveau d’une vraie mouche lorsqu’il active certains muscles agissant sur les ailes. Sur le RoboFly, cela envoie aux ailes des commandes du type ‘bats des ailes rapidement’ ou bien ‘ne bats pas des ailes’ ”, indique le co-auteur Vikram Iyer

Ce système a permis à l’équipe de faire décoller (légèrement) le robot-insecte qui pèse à peine plus lourd qu’un cure-dent. Pour l’heure, le RoboFly ne peut que décoller et atterrir, mais ses concepteurs espèrent pouvoir bientôt diriger le laser de manière à ce que l’engin puisse voler de ci de là.

Des robots peu chers à fabriquer

Selon l’équipe d’ingénieurs, des mini-robots de ce genre pourraient s’avérer à terme très utiles. Ils seraient en effet capables d’aller dans des endroits inaccessibles aux drones et seraient en plus peu coûteux à fabriquer. Des atouts qui pourraient en faire, à terme, selon ces ingénieurs, d’intéressants candidats pour certaines tâches chronophages telles que la surveillance des surfaces agricoles.