Science : Des chercheurs parviennent à ressusciter des cerveaux de cochons morts

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Par Amandine Jonniaux le

Même si on est encore très loin d’une résurrection, cette prouesse technique ouvre de nouvelles perspectives de recherches dans le domaine des neurosciences.

Crédits – Free-Photos via Pixabay CC

L’expérience a de quoi donner des hauts le cœur, mais elle ouvre tout un panel de questionnements scientifiques. Ce mercredi 17 avril, des chercheurs ont annoncé avoir réussi à ressusciter certaines fonctions d’un cerveau appartenant à un cochon mort depuis plusieurs heures. Conservé en dehors du corps, et alimenté par un système de perfusion, le cerveau ainsi été maintenu en activité indépendamment de son propriétaire. Une prouesse technique qui repousse les limites actuelles des connaissances humaines sur les êtres vivants.

La résurrection, c’est pas pour tout de suite

Même si l’expérience semble concluante, et qu’elle permet d’ouvrir de nouveaux questionnements scientifiques, il n’est pourtant pas du tout question (en tout cas pour le moment) de ressusciter les morts. Les auteurs de l’étude, parue dans la revue Nature expliquent d’ailleurs que « Ce n’est pas un cerveau vivant, mais c’est un cerveau cellulairement actif ».

« Nous ne savons pas si nous pourrons un jour restaurer des fonctions cérébrales classiques. Ce n’était pas le but de ces travaux et cette technologie ne peut pas servir à cela pour le moment » – Extrait de l’étude publiée dans Nature

Baptisé BrainEx, le système de perfusion de sang artificiel mis au point par les chercheurs a ainsi été capable d’alimenter, et même parfois de restaurer des fonctions des cerveaux de cochons utilisés. Après quatre heures de transport, les organes étaient branchés au système d’alimentation. Une expérience concluante qui a créé la surprise au sein même de l’équipe de recherche : « On ne sait pas exactement ce qui arrive au cerveau lors de la mort. On pensait que les cellules du cerveau mourraient en quelques minutes ». Malgré la restauration de certaines fonctions cérébrales, les auteurs ont tout de même tenu préciser qu’aucune souffrance involontaire des animaux n’avait été enregistrée.

Source: Nature