Réchauffement climatique : Le Giec prévoit une importante insécurité alimentaire à venir

Général

Par Amandine Jonniaux le

Rendu public ce jeudi, le rapport du Giec (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) a présenté les recommandations de l’ONU pour l’avenir de la planète, en axant principalement son discours sur les conséquences environnementales et humaines du réchauffement climatique. 

Crédits Marion Wunder via Pixabay CC

Le réchauffement climatique commence déjà à peser sur notre alimentation. C’est en tout cas un des nombreux signaux d’alarme qu’a tirés jeudi le Giec, un groupement d’experts réunis par l’ONU pour se pencher sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Dans un édifiant rapport de près de 1200 pages, ces derniers indiquent ainsi que la hausse des températures a déjà commencé à peser sur la sécurité alimentaire mondiale, et que les choses pourraient bien aller en s’aggravant. Avec 1,5°C de plus, “les risques de pénurie d’eau dans les zones arides, de dommages causés par les incendies, de la dégradation du permafrost et d’instabilité dans l’approvisionnement alimentaire sont prévues comme étant importants. À 2°C, les risques pour l’approvisionnement alimentaire pourraient devenir très importants”, met en garde le rapport, relayé par le site du Parisien. 

Face au réchauffement climatique, le Giec explique ainsi que les sols pourraient, à terme, devenir désertiques, et engendrer de graves problèmes d’approvisionnement en eau, principalement dans les zones arides. Selon le rapport, c’est tout le métabolisme des plantes et des animaux qui pourrait même se voir modifié en profondeur, bouleversé — entre autres, par des carences en protéines et en minéraux. 

Si le réchauffement climatique a déjà altéré la planète, il est cependant possible de lutter contre son expansion, notifie le Giec, qui préconise ainsi d’adopter une “gestion durable des terres”, et de privilégier une alimentation à base plantes, légumineuses ou céréales. Il n’est pourtant pas question d’éviter la viande, comme le rappelle Cheikh Mbow, l’un des experts ayant participé à l’étude au site 20 Minutes : “Réduire la consommation de viande permet de résoudre à la fois des questions climatiques, de terrain, mais aussi des questions de santé humaine. [Pour autant], on ne peut pas demander à des pays en voie de développement d’être végétariens”