Les balles qui ont tué Kennedy ont été reproduites en détail

Sur le web

Par Olivier le

Il y a 56 ans, le président américain John F. Kennedy mourait sous les balles de Harvey Lee Oswald à Dallas, au Texas. Un assassinat qui a nourri les plus folles théories du complot. Les enquêteurs en herbe peuvent désormais observer de très près les balles du meurtre.

Image : NIST

Les Archives nationales américaines ont reproduit avec une grande minutie les trois balles ayant tué le président américain et blessé John Connally, le gouverneur du Texas, qui l’accompagnait ce jour-là. Ces reproductions ont été réalisées par les chercheurs du NIST, le National Institute of Standards and Technology, qui ont utilisé un microscope équipé de plusieurs optiques ouvrant à des focales différentes pour photographier les projectiles de très près.

Des balles qui nourrissent les théories du complot

En analysant les images, les chercheurs ont pu générer une image 3D de la surface des balles. Un travail minutieux qui a nécessité un nombre incalculable d’heures. Un d’entre eux a expliqué qu’il avait fixé les images si longtemps qu’il peut dessiner les balles de mémoire ! Mais le résultat est saisissant : on voit dans ces reproductions les rainures créées par le canon de l’arme, ainsi que des détails invisibles à l’œil nu, comme des éraflures.

Credit: J. Stoughton/NIST

En plus des deux balles qui ont tué Kennedy, les amateurs pourront scruter la troisième balle au cœur de la théorie dite de la « balle magique ». Elle aurait provoqué plusieurs blessures chez le président et Connally. Sa présence et ses impacts (pourtant physiquement impossibles) avaient permis à la commission Warren chargée à l’époque d’élucider les circonstances du meurtre, d’exclure la possibilité d’un deuxième tireur et donc d’un complot.

Avec ces reproductions, les Archives nationales espèrent épancher la soif de savoir de nombreux Américains qui demandent régulièrement de pouvoir voir les balles du meurtre de Kennedy. Malheureusement, les projectiles ne sont pas en bon état et de toute évidence, il ont une portée historique essentielle.

Source: NIST