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L’armée française va avoir une parade contre les drones

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Les drones peuvent être des armes redoutables entre les mains de groupes mal intentionnés, ou durant des conflits comme on l’a vu en Ukraine. L’armée française veut avoir du répondant et a commandé des systèmes de lutte anti-drones.

Le temps des drones récréatifs est terminé ! S’il y a une chose que la guerre en Ukraine a confirmé, c’est que les appareils volants sans pilote peuvent être utilisés pour le renseignement militaire, et même pour frapper des cibles. Ça n’a rien de vraiment nouveau, l’armée américaine s’en sert depuis longtemps pour cibler des ennemis sans risquer la vie de ses soldats.

Déploiement rapide contre les petits drones

C’est pourquoi il importe de développer des capacités défensives contre les drones de combat. En France, la Direction générale de l’armement (DGA) a demandé à Thales, spécialiste des opérations aériennes civiles et militaires, et à CS Group (intégrateur de systèmes de lutte contre les drones) de réaliser et déployer la capacité de lutte anti-drones, suite à un appel à concurrence européen lancé l’an dernier. Cette capacité a été baptisée PARADE, pour « Protection déployAble modulaiRe Anti-DronEs ».

Le consortium va mettre au point un système évolutif et modulaire, adapté à toutes sortes de missions, pour protéger les sites militaires (fixes comme projetés) en opérations extérieures. Les équipements PARADE sont aussi mobiles par la route, la mer ou les airs d’un site à l’autre, ce qui augmente considérablement leur périmètre et leur rapidité d’action. Après déploiement (en moins de deux heures), ces systèmes brouillent le signal entre le drone et la télécommande, ce qui permet de neutraliser la menace.

Ces systèmes seront également mis à contribution pour la protection des événements, du public et des infrastructures civiles. La Coupe du monde de rugby, qui se tiendra en 2023, sera d’ailleurs l’événement-test pour PARADE. Six systèmes ont été commandés qui permettront de neutraliser des petits drones. En plus du matériel, le contrat porte sur la formation des opérateurs, la maintenance et les évolutions sur le système et les équipements.

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