Passer au contenu

Ce polluant inattendu est présent dans toutes les voitures, y compris électriques

2 min
Partagez

Les voitures électriques, présentées comme des solutions de transport non polluantes, pourraient bien cacher un impact environnemental moins reluisant. Le coupable : le liquide lave-glace… Cela pourrait passer pour une blague, mais l’impact de ce liquide est réel et présente de vrais problèmes de pollution à prendre en compte.

Une récente étude britannique et américaine met en lumière une source de pollution inattendue dans les voitures électriques : le liquide lave-glace. Si ces voitures sont souvent perçues comme des moyens de transport écologiques, le tableau pourrait être moins idyllique qu’il n’y paraît. La recherche démontre en effet que le lave-glace automobile, indispensable pour garantir une bonne visibilité sur la route, émet des composés organiques volatils (COV) non négligeables, similaires à ceux rejetés par les voitures thermiques.

L’enjeu environnemental du liquide lave-glace

Le liquide lave-glace n’est pas simplement de l’eau. Il contient également des colorants, de l’éthylène-glycol et de l’alcool, des ingrédients qui, lorsqu’ils sont pulvérisés, se transforment en COV. L’étude menée par l’American Chemical Society (ACS) et des chercheurs des universités de York et Manchester, au Royaume-Uni, a révélé que la quantité de COV émise par la vaporisation de l’éthanol et du méthanol dans le liquide lave-glace était presque deux fois supérieure à celle de tous les COV présents dans les gaz d’échappement.

Les chercheurs ont installé des capteurs à proximité d’une route fréquentée et dans un lieu plus tranquille afin de mesurer les émissions de COV. Ils ont calculé la moyenne des émissions par kilomètre parcouru et ont constaté que les alcools dépassaient largement les autres données recueillies. Cette découverte suggère que même si les émissions de dioxyde de carbone des voitures ont diminué de 25 % depuis le début des années 2000, selon l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), d’autres sources de pollution demeurent.

À l’avenir, il est possible que les COV soient pris en compte dans les futures réglementations sur la pollution. De plus, la production de liquide lave-glace pourrait devenir plus respectueuse de l’environnement en limitant la présence de substances émettant des COV nuisibles. Cette étude a des implications pour les futures réglementations, au fur et à mesure que les conducteurs passent aux véhicules électriques. Des modèles qui produisent moins d’émissions provenant des carburants, mais qui auront toujours besoin de pare-brises propres !

Avec une transition vers des véhicules plus « verts » qui se poursuit, il est donc essentiel de prendre en compte toutes les sources potentielles de pollution. Cette étude démontre que même les aspects apparemment anodins de l’entretien automobile, comme le liquide lave-glace, peuvent avoir un impact environnemental significatif. Il reste donc encore beaucoup à faire pour minimiser l’empreinte écologique de nos moyens de transport, et chaque petit pas compte.

Articles sauvegardés