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Kirsten Dunst ne veut pas de Spider-Man 4, et elle a raison

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Au cinéma comme partout, la nostalgie ne fait pas tout et l’éventualité d’un nouveau Spider-Man par Sam Raimi soulève de nouveau ce problème.

Depuis la diffusion en salles de Spider-Man : No Way Home, et donc le retour des Spideys de Tobey Maguire et Andrew Garfield, certains fans entretiennent l’espoir de retrouver ces univers inachevés sur grand écran. Jusqu’à la reprise de flambeau par Tom Holland, dans une série de films à cheval entre le Marvel Cinematic Universe et Sony Pictures, l’homme-araignée était loin d’être le héros le plus chanceux du quartier. Les annulations de Spider-Man 4 et The Amazing Spider-Man 3 restent aujourd’hui encore en travers de la gorge de nombreux spectateurs. Ces personnages méritent-ils cependant de recevoir autre chose que leur ultime caméo au sein du MCU ? Bien que d’éventuelles suites pourraient titiller notre nostalgie, suivre ce sentiment n’est pas toujours une bonne idée. L’interprète de Mary Jane dans la saga de Sam Raimi est d’ailleurs de cet avis.

Interrogée par nos confrères d’IndieWire au sujet de rumeurs concernant le retour de Spider-Man 4, Kirsten Dunst a montrée ses réserves. Honnêtement, est-ce qu’on en a vraiment besoin ? soulève justement l’actrice.Je ne pense pas que nous ayons besoin de cela. C’était il y a si longtemps. Je ne sais pas comment ils feraient, quelle serait l’histoire. […] Cela (son retour, NDLR) dépendrait vraiment du scénario […]. Laissons les bonnes choses être ce qu’elles sont. Vous voyez ce que je veux dire ? Si Dunst n’est pas entièrement contre le retour de son personnage dans un énième opus, l’interprète soulève la problématique récurrente de la nostalgie dans la pop culture.

À prendre ou à laisser

Depuis quelques années maintenant, reboots et remakes dominent les industries audiovisuelles et vidéoludiques. Si certains projets du genre finissent par rencontrer le succès escompté, les joueurs et spectateurs souffrent tout de même d’une lassitude notoire vis-à-vis de ces productions. N’est pas X-Men ’97 qui veut, et une majorité des “revivals” cinématographiques ou télévisés souffrent de leur rapprochement avec les versions originales. L’obstination d’Universal avec Jurassic World est un parfait exemple des risques encourus par les studios qui ne jugent que par le potentiel nostalgique.

Marvel et Sony Pictures peinent déjà suffisamment à redorer le blason de leurs univers actuels pour se risquer à ranimer ceux du passé. La réflexion soulevée par Kirsten Dunst mériterait de devenir le nouveau standard pour les projets du genre. Il y a peu, le nouveau directeur des productions live action chez Disney révélait que la question “est-ce qu’on en a vraiment besoin” serait désormais centrale pour le studio à l’avenir. Ce premier bon pas en avant sera-t-il suivi par d’autres ? Nous ne pouvons que l’espérer.

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