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Honor présente ses robots humanoïdes, capables de remplacer des vendeurs en magasin

Honor passe du smartphone aux robots humanoïdes pendant le salon MWC de Barcelone.

Au MWC 2025, Honor avait déjà présenté son son plan Alpha, une feuille de route ambitieuse autour de ce que la marque appelle l’Intelligence Humaine Augmentée. Trois piliers venaient structurer cette vision à long terme : l’Alpha Phone (repenser l’appareil mobile), l’Alpha Store (l’écosystème autour), et l’Alpha Lab (centré sur la recherche). Après un Robot Phone capable de bouger tout seul, le robot humanoïde, présenté ce 1er mars 2026 à Barcelone, est la matérialisation physique la plus spectaculaire de ce plan.

À quoi il ressemble, à quoi il sert ?

Physiquement, le robot Honor offre un design humanoïde épuré, bande LED au niveau des yeux, silhouette digne d’un film de SF futuriste, et visage neutre, qui évite l’effet vallée de l’étrange. Loin d’être un simple concept technologique, le robot servira trois cas d’usage prioritaires : l’assistance en magasin, l’inspection en environnement professionnel, et le compagnonnage assisté.

Le premier semble prêt à se concrétiser : le robot sera bientôt capable d’orienter les clients en magasin, de répondre à des questions sur les produits et de faciliter le parcours d’achat. Le deuxième s’adresse davantage au secteur B2B, avec l’objectif de travailler dans des environnements difficiles ou répétitifs pour les humains. Le troisième, est sans doute le plus ambitieux et le plus lointain.

Honor ne donne pas encore de fiche technique détaillée, de prix, ni de date de commercialisation. Ce qui est présenté à Barcelone est un premier aperçu fonctionnel, pas un produit prêt à commander en ligne. Mais la marque insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un concept de communication : c’est une direction stratégique engagée à plusieurs milliards de dollars, qui a bien vocation à se concrétiser.

Est-ce que Honor peut vraiment dominer le marché de la robotique ?

Construire un bon smartphone et construire un robot humanoïde, ce sont deux disciplines qui n’ont pas grand chose en commun. Face aux concurrents plus installés, comme Unitree et Boston Dynamics, la marque met en avant son expertise logicielle et sa connaissance des usages. L’objectif sera de commercialiser un robot qui sait comment les gens se comportent, ce qu’ils cherchent, et comment ils formulent leurs demandes, parce qu’il a été nourri par des années de données issues de l’écosystème Honor. L’intelligence artificielle agentique que la marque intègre à l’ensemble de ses produits pourrait être d’une grande utilité.

Reste la question de la confiance. Les robots humanoïdes dans des espaces publics déstabilisent encore. La zone de confort autour de la robotique grand public est en train de s’élargir, mais lentement. Honor devra convaincre non seulement que son robot est techniquement capable, mais qu’il est acceptable socialement, perçu comme utile plutôt qu’inquiétant, pratique plutôt qu’intrusif. C’est pas gagné.

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