Tout commence par un projet technique plutôt classique. Alexey Grigorev voulait migrer son site « AI Shipping Labs » vers Amazon Web Services (AWS). L’idée était de quitter GitHub Pages pour héberger le site chez AWS. Pour orchestrer tout cela, le développeur utilise Terraform, un outil très populaire pour gérer des infrastructures cloud. En pratique, Terraform permet de créer ou de supprimer automatiquement des ressources comme des serveurs, des bases de données ou des réseaux.
La commande qui efface tout
Histoire de gagner du temps, Alexey Grigorev utilise Claude Code, un agent IA capable d’exécuter les commandes nécessaires. Le plan semblait raisonnable : déplacer progressivement les éléments vers AWS et, une fois tout prêt, basculer le domaine principal vers la nouvelle version du site. Mais un détail crucial va venir tout compliquer : le fichier d’état Terraform. Ce fichier décrit l’infrastructure telle qu’elle existe réellement. Sans lui, Terraform croit partir d’une feuille blanche.
Or ce fichier se trouvait… sur l’ancien ordinateur du développeur. Lorsque Claude Code lance le déploiement, Terraform pense donc que rien n’existe encore et commence à recréer toute l’infrastructure. En voyant apparaître une longue liste de ressources à créer, Grigorev comprend que quelque chose cloche. Il arrête l’opération et demande à l’agent d’identifier les ressources en double pour nettoyer la situation.
Pendant ce temps, le développeur récupère le fameux fichier d’état depuis son ancien ordinateur et le transmet à l’agent. De son point de vue, la situation est sous contrôle. Claude Code poursuit alors le nettoyage… avant de proposer une solution qui paraît parfaitement logique : utiliser la commande « terraform destroy » pour supprimer proprement les ressources créées par erreur.
Alexey ne voit pas de raison de s’y opposer. Sauf que le fichier d’état chargé correspond en réalité à l’infrastructure de production de DataTalks.Club, une plateforme de formation qu’il gère également. Résultat : Terraform fait exactement ce qu’on lui demande, il supprime tout. Oups. Toute l’infrastructure disparaît, la plateforme de cours s’éteint d’un coup !
Par un coup de chance, les ingénieurs d’Amazon parviennent à remettre la main sur une archive, ce qui permet de restaurer DataTalks.Club au complet en moins de 24 heures. Mais la catastrophe n’est pas passée loin… Avec un peu de recul, Alexey reconnaît que l’erreur est avant tout humaine : « J’ai trop compté sur l’agent IA pour exécuter les commandes Terraform ».
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