Dans la tourmente face à la Commission européenne depuis de nombreux mois, Meta veut montrer patte blanche. Accusée de favoriser son intelligence artificielle, Meta AI, au profit de la concurrence, la société californienne va davantage ouvrir ses applications, à commencer par WhatsApp, aux chatbots rivaux.
Les développeurs de ChatGPT, Grok ou encore Claude vont pouvoir utiliser l’API WhatsApp Business durant les douze prochains mois afin d’intégrer leur IA dans l’application de messagerie instantanée. ChatGPT était notamment déjà présent dans WhatsApp il y a quelques mois, avant d’être remplacé par Meta AI.
Une taxe qui rapportera gros
Pour avoir accès à cet API, les entreprises d’IA devront payer entre 0,049€ et 0,132€ par message envoyé par une IA à un utilisateur. Le calcul est vite fait : une conversation entre un humain et une IA peut rapidement compter plusieurs dizaines de messages, c’est donc le jackpot pour Meta. Heureusement, les chatbots sur WhatsApp qui se servent de l’IA pour du service client ne sont pas concernés par cette nouvelle “taxe”.
Il faut dire que la pression mise par l’UE sur Meta commençait à devenir insoutenable. Les régulateurs européens commençaient en effet à se pencher sur le dossier Meta AI afin de savoir si la politique de Mark Zuckerberg a pour but de désavantager les concurrents. L’union européenne n’est d’ailleurs pas la seule à avoir ouvert une investigation à l’encontre de Meta, puisque le Brésil et l’Italie se sont également penchés sur le cas Meta AI.
Une mesure pour calmer l’UE
Avec la remise à disposition de cet API aux développeurs d’IA, Meta a bien l’intention de calmer les ardeurs des commissaires européens. “Nous estimons que cela rend inutile toute intervention immédiate, car cela donne à la Commission européenne le temps nécessaire pour mener à bien son enquête”, a déclaré un porte-parole de WhatsApp au Wall Street Journal.
En octobre dernier, Meta avait créé la polémique en déclarant que les chatbots IA concurrents, tels que ChatGPT ou Claude, ne pourraient plus utiliser ladite API, et ce, au profit de Meta AI. La décision prenait effet à partir de janvier 2026, mais plusieurs entreprises ont déposé plainte auprès des régulateurs, estimant que Meta étouffait la concurrence. C’est alors que la Commission européenne s’est penchée sur le dossier et a annoncé l’ouverture d’une enquête antitrust.
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