Lors du dernier State of Play, Konami a enfin levé le voile sur la date de sortie de Silent Hill : Townfall. Prévu pour le 24 septembre 2026, le jeu développé par No Code et édité par Annapurna Interactive s’est offert une nouvelle bande-annonce qui a confirmé que la franchise Silent Hill n’a jamais semblé aussi différente d’elle-même. Mais ce n’est peut-être pas une mauvaise nouvelle.
Annoncé pour la première fois en 2022 aux côtés du remake de Silent Hill 2 et de Silent Hill f, Townfall s’imposait déjà comme une curiosité dans le grand plan de relance imaginé par Konami. Contrairement aux précédents épisodes principaux, ce nouvel opus ne provient pas d’un studio japonais historique ni d’une équipe spécialisée dans l’horreur psychologique classique. No Code est surtout connu pour Stories Untold et Observation, deux expériences narratives où l’ambiance et le mystère priment souvent sur l’action.
Le nouveau trailer donne d’ailleurs un aperçu un peu plus concret de cette philosophie. On y découvre un téléviseur portable servant visiblement de guide au joueur, capable de diffuser des images cryptiques ou des indices liés à l’environnement. Le concept est plutôt intrigant sur le papier, tout comme l’atmosphère générale du jeu.
La formule Silent Hill a changé
Mais on a une réserve. Pour un Silent Hill, Townfall paraît étonnamment lumineux. Il ne s’agit évidemment pas d’un jeu coloré ou joyeux. Cependant, les premières images montrent davantage de paysages côtiers, de zones extérieures et d’espaces ouverts bien éclairés que les rues brumeuses et les couloirs oppressants auxquels la série nous a habitués. Les créatures semblent elles aussi un peu moins grotesques que certaines des créations les plus marquantes de la licence.
Pendant longtemps, la formule Silent Hill reposait sur des fondamentaux assez simples : une ville maudite, des monstres incarnant les traumatismes du héros, une ambiance étouffante et une narration profondément psychologique. Depuis quelques années, Konami semble vouloir faire évoluer cette recette.
Le meilleur exemple reste évidemment Silent Hill f. Sorti l’an dernier, l’épisode est situé dans le Japon rural des années 1960. Il a marqué un tournant important pour la franchise. Pour la première fois, l’action quittait totalement la ville de Silent Hill pour explorer un autre territoire, une autre époque et surtout une autre culture dans le genre de l’horreur.
Une nouvelle stratégie
Le succès critique du jeu a probablement conforté Konami dans cette stratégie. Désormais, chaque nouvel opus semble explorer une facette différente de la peur. Silent Hill f s’inspirait du folklore japonais et de l’horreur corporelle. Townfall, lui, paraît davantage influencé par les légendes côtières britanniques, les récits de disparition et les thrillers psychologiques modernes impliquant la technologie. La question est donc de savoir jusqu’où Konami peut pousser cette évolution.
À partir de quel moment un Silent Hill cesse-t-il d’être un Silent Hill ? Faut-il absolument retrouver la ville brumeuse, Pyramid Head ou les monstres pour conserver l’identité de la saga ? Ou au contraire, la franchise peut-elle devenir une anthologie de récits horrifiques explorant différentes cultures, différentes époques et différentes formes de peur ? Le débat reste ouvert.
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