Treize ans après la sortie de GTA 6 Rayman Legends, Ubisoft s’apprête à faire revenir l’un de ses jeux de plateformes les plus appréciés dans une version entièrement retravaillée. Depuis le début de sa communication, le studio met l’accent sur le fait que Rayman Legends Retold ne se contente pas de remettre le jeu original au goût du jour graphiquement. Cette nouvelle version veut moderniser son apparence, mais aussi enrichir son contenu et surtout revoir la manière dont le joueur expérimente les différents niveaux.
On a pu découvrir trois mondes au cours d’une session de preview, et autant dire que ces quelques heures ont été particulièrement convaincantes. Cette prise en main, un peu plus en profondeur que les précédentes, permet surtout de constater le travail effectué autour de l’ensemble de l’expérience.
Le jeu conserve les sensations et l’identité visuelle qui ont fait le succès de Rayman Legends, tout en profitant d’un traitement bien plus moderne. Le studio veut donner davantage de vie à ce qui entoure les niveaux eux-mêmes, avec des nouveaux espaces à parcourir et des activités inédites qui donnent à l’aventure une structure moins cloisonnée.

Des mondes plus vivants
La première différence se remarque avant même de lancer un niveau. Dans le Rayman Legends original, les différents stages étaient accessibles depuis une galerie où le joueur entrait progressivement dans des tableaux. Retold remplace cette mécanique par de véritables mondes dans lesquels il est possible de circuler plus ou moins librement.
L’univers inspiré du Mexique est celui qu’on a le plus parcouru. On y trouve quelques détails et personnages animés, des éléments à récupérer et différents petits secrets qui incitent à regarder autour de soi plutôt qu’à simplement se diriger vers le prochain niveau. Ubisoft y a également installé un marchand de skins, tandis que certains niveaux plus avancés nécessitent de comprendre un peu le level design du monde pour être atteints, sans être une difficulté particulière non plus.

Ça peut sembler extrêmement secondaire, mais cette nouvelle structure donne surtout une identité beaucoup plus forte à chaque univers. Les mondes sont pensés comme de petits espaces vivants, avec leur propre ambiance et leur propre logique. On sent un vrai travail sur l’interface, la finition et l’immersion, là où le jeu pouvait davantage donner l’impression d’enchaîner les tableaux.
Cette approche s’accompagne également d’une place plus importante accordée à la narration. Retold veut raconter son aventure autrement qu’à travers une simple succession de niveaux, avec des cinématiques et un fil directeur qui relie davantage les différentes étapes. Une construction qui rappelle des jeux comme Crash Bandicoot par exemple.
Un Rayman toujours aussi beau
Évidemment, la différence la plus visible entre les deux versions réside dans l’aspect graphique. Rayman Legends était déjà particulièrement réussi à sa sortie, mais treize années supplémentaires de technologie permettent à Retold de franchir un cap.

Les niveaux qu’on a pu découvrir sont plus riches en profondeur et en textures, là où le jeu original affichait une direction artistique plus plate. À aucun moment la modernisation des graphismes ne donne l’impression de dénaturer ce qui faisait le charme du jeu. La transition est même particulièrement naturelle.
En plus d’un travail d’amélioration, il y a également des choses inédites qui ne sont pas déplaisantes. On a par exemple essayé un nouveau niveau musical intégré au monde d’inspiration mexicaine. On a également découvert un niveau entièrement en 3D, ou presque, construit autour d’un dragon que l’on monte. Le principe change ici radicalement puisque Rayman commence avec le maximum de Ptizêtres à sauver et chaque erreur lui en fait perdre. Il ne s’agit donc pas vraiment d’explorer pour tous les retrouver, mais plutôt de réussir un parcours sans faute.
Le passage à la 3D fonctionne techniquement bien et apporte une ambiance différente. Reste évidemment une question de goût car cette approche tranche suffisamment avec l’identité habituelle de Rayman pour ne pas forcément faire l’unanimité.

Une vraie relecture sur la forme
Enfin, un troisième monde nous a permis de découvrir une ambiance davantage tournée vers la dark fantasy, avec ses propres capacités et mécaniques. L’univers est prometteur bien que l’on n’en ait pas vu grand-chose pour l’instant.
Cette session de preview laisse finalement l’impression d’un remake qui cherche réellement à approfondir son matériau d’origine. Il y a les améliorations graphiques, évidemment, mais aussi cette nouvelle structure en mondes ouverts semi ouverts, les activités annexes, les niveaux inédits, les nouvelles capacités et une narration davantage présente.

Reste désormais à voir jusqu’où cette philosophie sera poussée dans la version complète. Il faudra notamment découvrir combien de nouveaux niveaux Ubisoft a réellement ajoutés, comment les différents mondes s’articulent sur la durée et si leurs espaces d’exploration apportent suffisamment de contenu pour justifier leur présence. On demande aussi à voir si les nouveaux passages en 3D et les différentes variations de gameplay parviennent à s’intégrer harmonieusement à l’ensemble.