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Plus d’un million de Français vont perdre leur téléphone d’ici quelques jours

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Orange achève l’extinction de son réseau 2G les 6 et 20 octobre 2026 en France métropolitaine. Free suivra exactement le même calendrier puisqu’il utilise le réseau 2G d’Orange. SFR puis Bouygues Telecom couperont à leur tour le leur avant la fin de l’année.

Après plus de trente ans de bons et loyaux services, la 2G s’apprête à disparaître des réseaux mobiles français. Le mouvement a déjà commencé au printemps dans plusieurs départements du Sud-Ouest, mais le gros de la bascule intervient maintenant.

Chez Orange, la fermeture se poursuit le 6 octobre dans 44 départements, puis le 20 octobre dans les 43 derniers. À cette date, le réseau 2G sera considéré comme totalement arrêté en France métropolitaine, à l’exception de certaines zones blanches réglementaires qui bénéficieront d’un sursis jusqu’à la mi-décembre.

Et ce calendrier concerne aussi les clients Free, car l’opérateur ne dispose pas de réseau 2G en propre et s’appuie sur celui d’Orange pour cette technologie. Le régulateur confirme donc que Free suivra le calendrier d’extinction d’Orange.

Les dates à retenir

Le 6 octobre, 44 départements sont concernés, notamment en Bretagne, en Corse, dans le Grand Est, en Île-de-France, dans les Pays de la Loire et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le 20 octobre, ce sera au tour de 43 autres départements, dont Paris, les Yvelines, les Hauts-de-Seine, le Val-d’Oise, l’Oise, le Nord, le Pas-de-Calais, la Normandie et une partie de la Nouvelle-Aquitaine.

Les autres opérateurs suivront rapidement car SFR prévoit l’arrêt de sa 2G le 15 novembre, tandis que Bouygues Telecom procédera à son extinction entre le 1er et le 15 décembre. Dans le cas de Free, il n’y aura donc pas de troisième date à attendre puisque le réseau 2G utilisé par ses clients disparaît avec celui d’Orange.

Plus d’un million de cartes SIM utilisent encore uniquement la 2G

Selon les derniers chiffres disponibles de l’Arcep, 1,22 million de cartes SIM étaient encore utilisées fin mars 2026 dans des terminaux compatibles uniquement avec la 2G, pour des usages grand public comme les appels, les SMS ou l’accès mobile. Le chiffre a tout de même fortement diminué car il était encore de 1,63 million en juin 2025. Rien qu’au premier trimestre 2026, le parc a reculé de 14 %.

Il ne s’agit pas de 1,22 million de personnes. Ce sont des cartes SIM, et l’Arcep ne détaille pas ici combien sont effectivement utilisées dans des téléphones à touches, des mobiles pour seniors ou de vieux appareils conservés comme téléphone de secours.

Et il existe une seconde catégorie à ne pas confondre avec celle-ci : 910 000 cartes SIM supplémentaires étaient encore installées dans des terminaux compatibles avec la 3G et la 2G, mais pas avec la 4G. Ces appareils ne sont pas directement condamnés par l’extinction de la 2G, puisque les réseaux 3G doivent rester ouverts encore plusieurs années.

Concrètement, que va-t-il se passer ?

Un téléphone qui ne sait fonctionner qu’en 2G continuera de chercher un réseau après la coupure, sans jamais en trouver. Le résultat sera généralement un affichage du type “Aucun service”. Les appels et les SMS ne passeront plus, dans un sens comme dans l’autre.

La ligne téléphonique, elle, ne disparaît pas, le numéro et le forfait restent actifs. Il suffit de mettre la carte SIM dans un téléphone compatible avec un réseau encore disponible pour retrouver ses services.

C’est aussi pour cette raison que l’Arcep insiste sur l’accompagnement des utilisateurs. Le régulateur rappelle que la 2G ne sert pas uniquement aux vieux téléphones, certains systèmes de téléassistance, alarmes, équipements de surveillance ou autres appareils communicants reposent encore sur ces réseaux.

Votre téléphone affiche 4G ? Ce n’est pas vraiment la question

Le moyen le plus simple de savoir si un appareil est condamné par la coupure d’octobre reste de vérifier ses capacités réseau.

Un téléphone uniquement 2G est directement concerné, un appareil compatible 3G reste utilisable après l’extinction de la 2G, puisque cette technologie ne disparaîtra que plus tard. Quant aux smartphones 4G et 5G, ils ne sont pas concernés par la fermeture de la 2G, à condition que les appels 4G, ou VoLTE, soient bien pris en charge lorsqu’ils ne peuvent plus s’appuyer sur la 3G.

C’est un point que l’on peut facilement oublier puisqu’un smartphone capable d’afficher la 4G n’est pas nécessairement à jour sur la partie téléphonie : pour les appels, certains anciens modèles utilisaient encore la 3G et devront être remplacés ou configurés avant l’extinction de cette dernière. Orange précise d’ailleurs qu’un téléphone fonctionnant en 3G ou 4G mais dépourvu de VoLTE devra être renouvelé avant la fermeture de la 3G en 2028.

Et le 112 dans tout ça ?

Tant qu’un autre opérateur maintient encore un réseau 2G dans la zone, un vieux téléphone uniquement compatible avec cette technologie peut, dans certaines circonstances, parvenir à accrocher ce réseau pour passer un appel d’urgence. Mais ce n’est évidemment pas une solution durable car la 2G va disparaître chez tous les grands opérateurs français d’ici la fin de l’année. Pour un proche âgé qui utilise toujours un vieux téléphone à touches, mieux vaut donc ne pas compter sur cette solution de dernier recours.

Que faire si votre téléphone est concerné ?

Il n’y a malheureusement pas de mise à jour magique capable de transformer un téléphone 2G en appareil 4G. Il faut le remplacer.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’acheter un smartphone haut de gamme. Il existe toujours des téléphones à touches compatibles 4G, vendus pour quelques dizaines d’euros, avec des fonctions très proches des vieux mobiles auxquels certains utilisateurs sont attachés.

Le plus important est surtout de vérifier les appareils que l’on ne regarde plus. Celui de ses parents, de ses grands-parents, le vieux mobile conservé dans une voiture ou le téléphone de secours rangé dans un tiroir peuvent très bien être concernés sans que personne ne s’en soit rendu compte.

L’extinction est préparée depuis plusieurs années et le gros du trafic voix, SMS et data est déjà passé sur les réseaux récents. L’Arcep indique que plus de 99,8 % des sites d’émission 2G et 3G sont aujourd’hui également équipés en 4G. Les opérateurs peuvent donc réallouer progressivement les fréquences et les ressources consacrées à ces anciennes générations. Le problème ne concerne donc plus la majorité des utilisateurs, mais une minorité bien réelle d’appareils qui fonctionnent encore comme si nous étions au début des années 2000.

Avant le 20 octobre, un simple coup d’œil au téléphone de vos proches peut donc éviter une drôle de surprise.

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